La question du jour :

Covid-19 : Olivier Véran a-t-il eu raison de se faire vacciner en public ?




Covid-19 : Olivier Véran a-t-il eu raison de se faire vacciner en public ?
Le ministre de la Santé Olivier Véran a reçu sa première injection de vaccin contre le Covid-19, lundi 8 février, devant les caméras.
A lire aussi

, publié le mardi 09 février 2021 à 07h00

Le ministre de la Santé a reçu une première dose du vaccin AstraZeneca lundi 8 février, devant les caméras, devenant ainsi le premier membre du gouvernement à se faire vacciner. 

"Vous me dites quand vous piquez ?" "J'y suis déjà !" Le ministre de la Santé Olivier Véran a reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19, lundi 8 février devant les caméras, à l'occasion d'une visite dans un centre de vaccination de Melun, en région parisienne (Seine-et-Marne). Le ministre, qui devient ainsi le premier membre du gouvernement à être vacciné, a assuré après l'injection n'avoir "rien senti". "Vous avez été formidable", a déclaré Oliver Véran à l'infirmière qui a procédé à l'injection. 



Le ministre a reçu une dose du vaccin AstraZeneca, utilisé depuis samedi 6 février en France. Plus facile à transporter et à conserver, l'utilisation de ce vaccin est toutefois réservé pour l'instant à "tous les soignants, pompiers, aides à domicile, âgés de 65 ans et moins", comme c'est le cas d'Olivier Véran, neurologue de formation. "Etant moi-même soignant de moins de 50 ans, ayant toujours dit que dès que je ferai partie de la cible des indications de vaccin, je me ferai protéger, j'ai accepté l'invitation du directeur de l'établissement de recevoir la première injection du vaccin AstraZeneca", a expliqué le ministre, appelant "l'ensemble des soignants à se faire vacciner"

Les vaccins AstraZeneca "renforcent et amplifient notre stratégie de vaccination", a souligné le ministre, précisant que "270.000 doses" avaient été reçues samedi, "300.000" étaient attendues "dans deux jours" et "des centaines de milliers de doses" "tout au long du mois de février". "C'est une bonne nouvelle qui nous permet de protéger l'ensemble de celles et ceux qui soignent, dans les hôpitaux comme en ville", a indiqué Olivier Véran. 
 
Alors qu'une étude vient de révéler une efficacité "limitée" de ce vaccin contre le variant sud-africain, le ministre a défendu son utilisation. "A ce stade, au moins 99% des virus qui circulent aujourd'hui sur notre territoire ne correspondent pas à un variant sud-africain et donc la protection par AstraZeneca permet de se protéger contre la quasi totalité des virus en circulation", a assuré Olivier Véran. "Nous mettons tout en oeuvre pour éviter la diffusion du variant sud-africain mais également du variant d'origine anglaise et de tout autre variant", a-t-il poursuivi, expliquant qu'il avait renvoyé des consignes renforcées pour la prise en charge des patients atteint de ces variants, telles que la prolongation de la durée d'isolement à dix jours.

Selon les dernières données disponibles, plus de 1,8 million de personnes avaient reçu au moins une première dose de vaccin samedi 6 février en France. 
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.