La question du jour :

Vaccination contre le Covid-19 : faites-vous confiance à l'exécutif ?




Vaccination contre le Covid-19 : faites-vous confiance à l'exécutif ?
Le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran, jeudi 3 décembre durant la conférence de presse sur la stratégie de vaccination.

, publié le vendredi 04 décembre 2020 à 00h00

Publics prioritaires, calendrier, achats de vaccins... Le Premier ministre Jean Castex, accompagné d'une partie du gouvernement, a dévoilé jeudi soir la stratégie de la France.

Il a insisté sur les impératifs de "sécurité" et de "transparence". 

La vaccination, qui sera gratuite pour tous, commencera en janvier pour les résidents des Ehpad et les personnels fragiles qui y travaillent (un million de personnes), en février pour les personnes fragiles en raison de leur âge ou de pathologies (14 millions), puis au printemps pour l'ensemble de la population, a indiqué le chef du gouvernement, s'appuyant sur les recommandations de la Haute autorité de Santé (HAS). 




Grâce aux commandes prises au niveau européen, "la France disposera d'un potentiel de 200 millions de doses, ce qui permettrait de vacciner 100 millions de personnes", puisque le vaccin nécessite à ce jour deux injections à quelques semaines d'intervalle, a souligné Jean Castex. Les vaccins Pfizer/BioNtech et Moderna seront disponibles au mieux fin décembre, sinon à partir de janvier, après autorisation des autorités de santé européenne et française.

1,5 milliard dans le budget de la Sécu 

Pour s'assurer de la gratuité, le gouvernement prévoit 1,5 milliard d'euros dans le budget de la Sécurité sociale pour 2021. "Notre premier objectif est de garantir que la France ait suffisamment de vaccins pour sa population. Et évidemment, et c'est un autre atout des négociations conduites au niveau européen, nous ne paierons à la fin que ce qui nous sera effectivement livré", a souligné le Premier ministre.

La stratégie vaccinale, coordonnée par l'infectiologue Alain Fischer, "sera présentée au Parlement" au cours du mois de décembre. Jean Castex s'"engage à ce que toute la transparence, toute la pédagogie soient faites sur les décisions que nous prendrons". La "transparence", a-t-il insisté, est un "impératif" face aux "réticences, voire parfois (aux) craintes exprimées par certains d'entre vous".

"S'immuniser contre les peurs"

"Il ne s'agira pas d'une stratégie de vaccination obligatoire mais d'une stratégie de conviction et de transparence", avait affirmé Emmanuel Macron mardi, alors que la défiance à l'égard des vaccins est plus forte en France que chez ses voisins. La connaissance est le meilleur moyen de "s'immuniser contre les peurs", a souligné le ministre de la Santé Olivier Véran durant la conférence de presse de jeudi. 

Le gouvernement va reprendre les recommandations formulées lundi par la HAS, en commençant par les personnes âgées résidant en Ehpad et les salariés à risque de ces établissements. "Le choix des personnes qui devront être vaccinées en priorité n'incombe pas au gouvernement mais à la Haute autorité de santé qui s'est d'ailleurs prononcée en début de semaine, sur la base d'une expertise indépendante que nous entendons évidemment respecter", a souligné Jean Castex.

Pas plus de six adultes à table à Noël 

Par ailleurs, le gouvernement reste vigilant à l'approche des fêtes de fin d'année. Ainsi, le Premier ministre recommande une jauge de six adultes à table, sans compter les enfants. 




"La circulation du virus continue de reculer, de semaine en semaine", s'est-il réjoui, évoquant une pression sur les hôpitaux qui "se relâche" avec 3.488 personnes en réanimation mercredi soir et la perspective de passer "dans les jours à venir sous la barre des 10.000 cas quotidiens en moyenne". 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.