La question du jour :

Craignez-vous de devoir reprendre le train après le confinement ?




Craignez-vous de devoir reprendre le train après le confinement ?
©STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

, publié le lundi 16 novembre 2020 à 07h00

Si la France est toujours confinée, la SNCF entend préparer l'après-crise. Pour reconquérir les clients perdus, des tarifs accessibles seront proposés.

Reconquérir les voyageurs perdus pendant la pandémie de coronavirus.

Tel est l'objectif de la SNCF. Pour y arriver des prix "accessibles" dans les TGV pour seront proposés, indique son PDG Jean-Pierre Farandou dans une interview au Figaro à paraître lundi 16 novembre.


"En sortie de crise, tout le monde va avoir des problèmes de pouvoir d'achat. Nous voulons retrouver des voyageurs en nombre et nous devons leur offrir des prix accessibles", affirme Jean-Pierre Farandou, laissant espérer "une tarification plus lisible, plus simple et plus accessible". 
"J'en ai assez que l'on associe 'TGV cher ' à 'SNCF '. Ce n'est pas vrai mais l'image est là", soupire-t-il. 

"Pour avoir une politique de prix accessibles, il nous faut impérativement baisser nos coûts de production", explique-t-il. "C'est faisable grâce, notamment, à la maintenance prédictive et à la digitalisation industrielle, qui nous permettront de mieux utiliser nos trains."

"Fin septembre l'écart de chiffre d'affaires était de 5 milliards d'euros par rapport au budget. La perte de marge opérationnelle (équivalent maison du résultat brut d'exploitation, ndlr) était de 4 milliards d'euros", rappelle Jean-Pierre Farandou, qui ne fait pas encore de projections sur les conséquences du reconfinement.

Les recrutements ont été poursuivis

"L'année sera évidemment très mauvaise", résume-t-il. Il avait prévenu lundi dans un message aux cheminots que 2021 serait aussi "très difficile". Globalement, chômage partiel et restrictions budgétaires ont permis d'économiser 1,5 milliard d'euros, "mais     les recrutements ont été poursuivis avec 4. 000 personnes en CDI en 2020. L'an dernier, nous en avions recruté 5. 000", remarque le dirigeant.

L'Etat est venu à la rescousse de la SNCF, se félicite-t-il. Une recapitalisation "n'est pas, à ce stade, à l'ordre du jour", selon lui. "L'Etat décidera en 2021 s'il veut ou peut intervenir sur le capital de l'entreprise", dit-il au Figaro.

Quoi qu'il en soit, il n'est pas question pour lui de céder 49% du capital de la filiale de logistique Geodis, comme l'affirme Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminots. "Geodis fait partie des actifs stratégiques de SNCF, y compris en période de crise. Par ailleurs, le rôle de Geodis en France ainsi que sa valeur croissent. Vendre cette pépite en réponse de court terme à la crise n'aurait donc pas de sens!"

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