La question du jour :

Faut-il un confinement aussi sévère qu'au printemps ?




Faut-il un confinement aussi sévère qu'au printemps ?
Le ministre de la Santé Olivier Véran et le Premier ministre Jean Castex, mercredi à l'Elysée pour le Conseil des ministres.

publié le jeudi 05 novembre 2020 à 07h00

Hospitalisations, malades en réanimation, décès... Les chiffres ne cessent d'augmenter. Face à la propagation galopante de l'épidémie, certains, comme le maire LR de Nice, Christian Estrosi, ou le numéro 1 du PCF, Fabien Roussel, plaident pour un confinement strict. De nouvelles restrictions pourraient être annoncées jeudi. 

Emmanuel Macron a réuni mercredi un Conseil de défense pour discuter d'un possible durcissement des mesures. Le bilan de la pandémie a une nouvelle fois dépassé la barre de 400 morts en 24 heures mardi, avec 426 décès à l'hôpital, auxquels s'ajoutent 428 morts enregistrés en quatre jours dans les Ehpad. Depuis le début de l'épidémie, le Covid-19 a fait 38.289 morts.




Indicateur essentiel de la pression sur le système hospitalier, que le confinement vise à limiter, le nombre de patients en réanimation était mardi de 3.878 (148 de plus en 24 heures), pour quelque 6.400 lits disponibles (mais aussi pour d'autres pathologies).

Le président de la République a "rappelé la gravité de la situation qui continue de se dégrader avec des services de réanimation de plus en plus proches de la saturation, avec un patient hospitalisé en raison du Covid toutes les 30 secondes en France" et a appelé "à la responsabilité et la mobilisation absolue de chacune et de chacun", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. 

Face à ces chiffres, l'exécutif choisira-t-il de durcir le confinement? Gabriel Attal n'a fait aucune annonce, renvoyant à la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement jeudi.

Le Premier ministre Jean Castex a défendu devant le Sénat des décisions "adaptées et cohérentes", assurant avoir "tiré les conséquences" du confinement du printemps, notamment en ce qui concerne les grandes surfaces et les écoles.

Mais des mesures plus restrictives sont d'ores et déjà étudiées, dont un possible couvre-feu à Paris ou en Ile-de-France (notamment en raison des attroupements devant certains commerces autorisés à rester ouverts), dont Gabriel Attal avait annoncé prématurément mardi l'imposition.

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