La question du jour :

Approuvez-vous l'interdiction de vendre des produits "non essentiels" en supermarché ?




Approuvez-vous l'interdiction de vendre des produits "non essentiels" en supermarché ?©Philippe Lopez / AFP

publié le mardi 03 novembre 2020 à 07h00

A partir de mardi 3 novembre - avec une tolérance jusqu'à mercredi -, les supermarchés ne peuvent plus commercialiser que des "produits de première nécessité", selon les mots du ministre de l'Economie Bruno Le Maire. "Ce qui restera ouvert dans les grandes surfaces c'est ce qui peut rester ouvert pour les petits commerces", a-t-il expliqué lundi sur RTL. 

Les produits d'hygiène, oui, mais pas le maquillage.

Ni les jouets, l'électroménager ou les biens des rayons culture. Le gouvernement interdit la vente en grandes surfaces de produits "non essentiels", par souci "d'équité". Une décision prise ce week-end, face à la fronde des petits commerces, les libraires notamment.

Le Premier ministre Jean Castex a précisé par décret quels produits pourront être vendus par la grande distribution : les "produits de toilette, d'hygiène, d'entretien et de puériculture" s'ajoutent à la liste. 

Dans un décret paru au Journal officiel mardi, le gouvernement indique que les centres commerciaux et grandes surfaces "ne peuvent accueillir du public que pour les activités" qui étaient déjà autorisées, notamment l'alimentaire, les journaux et papeterie, les matériaux de construction ou la quincaillerie, "ainsi que pour la vente de produits de toilette, d'hygiène, d'entretien et de produits de puériculture". Le gouvernement laisse une "tolérance" jusqu'à mercredi pour l'application de la mesure.

Livraison et "click and collect" autorisés dans tous les magasins 

Librairies, fleuristes, boutiques de prêt-à-porter... doivent rester fermés, à deux mois de Noël. Mais le gouvernement autorise tous les magasins à accueillir des clients "pour leurs activités de livraison et de retrait de commandes", le fameux "click and collect" (commande en ligne avec retrait en magasin). Les chambres de commerce et d'industrie (CCI) ont aussi proposé au gouvernement d'autoriser les commerces à ouvrir sur rendez-vous. 




Les commerces de services, comme les coiffeurs, les salles de sport, les bars ou les restaurants, doivent également rester fermés. Masi ces  derniers peuvent proposer livraison ou vente à emporter.

Les livres, disponibles seulement sur Internet

En outre, et au nom de "l'équité", le gouvernement a demandé aux distributeurs, dont la Fnac, d'arrêter le vendre des livres - "à compter du 31 octobre et pour une durée de 15 jours". Dimanche, sur TF1, Jean Castex a aussi interdit aux grandes surfaces, à compter de mardi, "la vente des produits qui (...) sont d'ores et déjà interdits dans les commerces de proximité". 

Bruno Le Maire demande de son côté que les grandes surfaces contrôlent "par comptage à l'entrée des magasins" que la jauge maximale de clients autorisés soit respectée, à savoir "une personne tous les 4 m2".

Quels commerces restent ouverts ? 

Sont autorisés les commerces alimentaires, ainsi que les activités nécessaires pour la poursuite de l'activité économique, le transport, le télétravail et l'agriculture : 

- Entretien et réparation de véhicules, automobiles, motocycles, cycles, agricoles; carburants; fournitures nécessaires aux exploitations agricoles.

- Magasins spécialisés en équipement informatique ou téléphonique (et réparation); matériaux de construction, quincaillerie, peintures et verres; textiles; journaux et papeterie; produits pharmaceutiques, optique et articles médicaux et orthopédiques; graines, engrais, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux; tabac, cigarettes électroniques, matériels et dispositifs de vapotage.

- Location de véhicules automobiles; d'autres machines, équipements et biens; machines et équipements agricoles et pour la construction. 

- Blanchisserie-teinturerie, de gros et de détail. Commerce de gros. Activités financières et d'assurance.

- Ensemble des détaillants alimentaires, y compris les supérettes et magasins multi-commerces. 

La listes des commerces autorisés pourrait être revue le 12 novembre 

Le gouvernement mène des consultations avec les commerçants sur les modalités d'une éventuelle réouverture à moyen terme. Mais "nous ne reviendrons pas sur les mesures annoncées", a averti Jean Castex dimanche. Les mesures sont donc valables pour la durée du confinement, soit un mois, avec un point d'étape à mi-chemin, le 12 novembre. Si la situation sanitaire est mieux maîtrisée, "nous pourrons alors réévaluer les choses et espérer ouvrir certains commerces", avait déclaré Emmanuel Macron au moment d'annoncer le reconfinement. 

"Toute la semaine, je vais recevoir avec Alain Griset, le ministre chargé des PME, les différentes fédérations de commerçants (...) pour qu'on regarde avec eux, avec les caractéristiques de chaque profession, quelle seraient les règles sanitaires qui nous permettraient (...) de rouvrir un certain nombre de commerces", a déclaré le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, lundi sur RTL

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