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Reconfinement : faut-il laisser les petits commerces ouvrir ?




Reconfinement : faut-il laisser les petits commerces ouvrir ?
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, publié le dimanche 01 novembre 2020 à 07h00

Le reconfinement et la fermeture des commerces non-essentiels inquiète les petits commerces, "en danger de mort" selon la Confédération des petites et moyennes entreprises".

Ceux qui pensaient que le confinement n'était plus que de l'histoire ancienne se sont bien fourvoyés. Moins de six mois après le déconfinement, les Français doivent à nouveau se cloitrer chez eux.

Mais la fermeture des magasins dits "non essentiels" exaspère les petits commerçants, soutenus par des élus. La raison : les grandes surfaces, elles, peuvent rester ouvertes.



Durant ce confinement allégé, entré en vigueur vendredi 30 octobre, tous les restaurants, bars et commerces jugés "non essentiels" doivent garder le rideau baissé. Mais certains font de la résistance. Des maires de villes petites et moyennes (Perpignan, Brive, Beaune, Valence, Chalon-sur-Saône, Colmar etc.) ont pris des arrêtés autorisant l'ouverture des commerces non alimentaires sur leur commune, dénonçant l'"inégalité" de traitement face à la grande distribution et à la vente en ligne.

Du côté des instances professionnelles, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) assure que "le commerce de proximité, déjà fragilisé par le commerce en ligne, est aujourd'hui en danger de mort".

"Celui qui va gagner, c'est Amazon, qui traite ses employés comme des esclaves, qui ne paie pas d'impôts en France. Que veut-on? Que tout le monde soit en train de cliquer derrière un ordi ? On veut faire de nous des robots?", s'indigne-t-elle.

"Soyons solidaires"

Le ministre de la Santé a tenu à rappeler ce samedi la situation sanitaire critique, raison pour laquelle de telles mesures ont été prises. "Oui, le confinement est une épreuve pour tous les français", a tweeté Olivier Véran. "Mais je rappelle que le #covid19, c'est : 1 malade toutes les 2 sec. 1 hospitalisation toutes les 30 sec. 1 mort toutes les 4 mins. Respectons ce confinement, soyons solidaires. L'État protégera, et accompagnera".


Par ce nouveau confinement prévu "a minima" jusqu'au 1er décembre, le gouvernement vise un retour à "environ 5.000" cas de contaminations par jour, contre près de 50.000 enregistrés vendredi. Quant aux patients en réanimation, une donnée cruciale à surveiller afin d'éviter un engorgement des hôpitaux, l'Institut Pasteur prévoit un pic à 6.000 mi-novembre, même si le nouveau confinement produit le même ralentissement qu'au printemps, selon des prévisions transmises samedi à l'AFP.

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