La question du jour :

L'exécutif en fait-il assez contre le terrorisme ?




L'exécutif en fait-il assez contre le terrorisme ?
Gérald Darmanin et Emmanuel Macron, lors d'une visite au château de Chambord, le 22 juillet 2020

, publié le lundi 19 octobre 2020 à 07h00

Si la "réalité" du risque terroriste est bien là, alors que deux attentats terroristes ont eu lieu en trois semaines en France - l'attaque au hachoir à Paris et celle meurtrière de Conflans-Sainte-Honorine - le gouvernement en fait-il assez pour lutter contre le terrorisme, contre lequel Gérald Darmanin reconnaît être "en guerre". Dimanche, Emmanuel Macron a réunit un Conseil de défense.


"La menace terroriste est toujours persistante dans notre pays".

C'est ce qu'affirmait Emmanuel Macron le 27 septembre dernier, deux jours après l'attaque au hachoir dans les rues de Paris. Trois semaines plus tard, le chef de l'Etat se rendait sur les lieux de "l'attentat terroriste islamiste", où un professeur d'histoire a été égorgé, vendredi 16 octobre devant son collège à Conflans-Sainte-Honorine, suscitant une vague d'émotion dans tous le pays. 

Après l'attaque au hachoir, Emmanuel Macron s'était dit prêt "à réinterroger certains dispositifs de lutte" contre le terrorisme. Dimanche 18 octobre, il a réunit un conseil de défense avec ses ministres.

Mener des "actions concrètes"

Dimanche soir, Emmanuel macron s'est réunit avec ses ministres autour de la question de la sécurité scolaire. Un Conseil de défense pour renforcer la sécurité des établissements scolaires à la rentrée afin de mener des "actions concrètes" rapides contre les associations ou individus auteurs de messages de haine ou de soutien après l'assassinat de l'enseignant, a indiqué l'Elysée.

Le chef de l'Etat "a demandé qu'on passe rapidement à l'action et qu'on ne laisse aucun répit à ceux qui s'organisent pour s'opposer à l'ordre républicain", a ajouté l'Elysée, à l'issue de cette réunion de 2H30 avec six ministres et le procureur anti-terroriste Jean-François Ricard.

Plus tôt dans la journée, le ministre de l'Intérieur est passé à la vitesse supérieure en matière de politique antiterroriste, ordonnant l'expulsion de plus de 200 étrangers radicalisés.

Une décision que Gérald Darmanin avait déjà annoncé plus tôt dans la semaine, alors qu'il donnait pour la première fois les chiffres mensuels de l'activité des forces de l'ordre en France, notamment sur la guerre engagée contre l'islam radical. Il avait alors rappelé que "32 attentats" avaient été déjoués depuis trois ans. "C'est à peu près un par mois", avait-t-il insisté. "J'ai demandé au préfet de police de Paris de renforcer la sécurisation d'un nombre de sites, y compris de sites qui peuvent être symboliques". 
 

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