La question du jour :

Covid-19 : craignez-vous de nouvelles restrictions dans les prochaines semaines ?




Covid-19 : craignez-vous de nouvelles restrictions dans les prochaines semaines ?
Le ministre de la Santé Olivier Véran, le 1er octobre à l'hôpital Bichat, à Paris.

, publié le samedi 03 octobre 2020 à 00h00

Les indicateurs ne cessent de se dégrader dans certaines grandes villes. Lors de son point hebdomadaire jeudi, le ministre de la Santé Olivier Véran a averti : si la situation se dégrade encore, ces métropoles pourraient basculer en zone d'alerte maximale.

C'est le cas de Paris et sa proche banlieue, dont le sort sera tranché d'ici lundi. 

Une semaine après un tour de vis contesté, le gouvernement a accordé jeudi un sursis à Paris et plusieurs métropoles, qui restent menacées de connaître le même sort que Marseille et de basculer dès la semaine prochaine en zone d'alerte maximale si la progression du Covid-19 ne faiblit pas. 




La capitale et sa proche banlieue ont "franchi les trois seuils qui peuvent correspondre à la zone d'alerte maximale", synonyme de restrictions radicales comme la fermeture totale des bars, restaurants et d'autres activités, a annoncé le ministre de la Santé, Olivier Véran, lors d'un point hebdomadaire, à l'hôpital Bichat à Paris. 

Paris, Lille, Lyon, Grenoble, Toulouse et Saint-Etienne en sursis

"Si ça devait se confirmer, nous n'aurions pas d'autre choix que de placer Paris et la petite couronne en alerte maximale et ce dès lundi", a ajouté le ministre. Le sursis vaut aussi pour cinq autres métropoles, où "l'évolution des derniers jours reste très préoccupante" : il s'agit de Lille, Lyon, Grenoble, Toulouse et Saint-Etienne.

En revanche, Olivier Véran a noté "un frémissement, un début d'embellie sur le plan sanitaire, certes timide, mais ça compte", en citant "Bordeaux, Nice", "et même Marseille", où les bars et restaurants ont été contraints de baisser le rideau, suscitant la colère du secteur et des élus locaux qui ont déploré un manque de concertation du gouvernement.

"La taille des hôpitaux n'est pas extensible" 

Le ministre s'est défendu de tout traitement différencié entre la capitale et Marseille, en relevant que la cité phocéenne avait dépassé les seuils depuis plus longtemps que Paris quand elle a été placée en "alerte maximale".

Les principaux signaux de l'épidémie se maintiennent à un niveau inquiétant. La barre des 32.000 morts depuis le début de l'épidémie a été franchie jeudi. 




"Si on veut préserver le reste de l'hospitalisation (...) la taille des hôpitaux, la taille des services n'est pas constamment extensible et il va falloir faire la balance, agir sur les endroits où on a une grande promiscuité", a averti sur RMC Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses de l'hôpital Saint-Antoine à Paris. Mais il y a un "juste milieu" à trouver "avant le reconfinement", selon elle.

Les restaurants pourraient rester ouverts 

En Ile-de-France, le taux d'occupation des lits en réanimation pour les patients atteints de Covid-19 atteignait jeudi 35,3%, au-dessus du seuil critique de 30%, selon les derniers chiffres de l'Agence régionale de santé. 




Le tour de vis décidé la semaine dernière par le gouvernement, le plus important depuis la fin du confinement le 11 mai, a provoqué la colère des secteurs concernés, déjà durement éprouvés au printemps. 

Mais là encore, le gouvernement semble vouloir tendre la main. Les restaurateurs vont proposer des protocoles sanitaires renforcés, qui pourraient s'ils sont validés, permettre aux établissements de rester "tout ou partie" ouverts même dans les zones d'alerte maximale au Covid-19, a indiqué Olivier Véran. 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.