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Fin de vie : la France doit-elle faire évoluer sa législation?




Fin de vie : la France doit-elle faire évoluer sa législation?
(illustration)
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, publié le mercredi 09 septembre 2020 à 07h00

De Vincent Humbert à Alain Cocq, plusieurs fins de vie ont eu des échos retentissants en France, avec parfois comme conséquence de faire évoluer la loi.

"J'ai besoin de sérénité pour partir en paix": Alain Cocq, atteint d'une maladie incurable et qui voulait se laisser mourir, a finalement accepté de bénéficier de soins palliatifs après quatre jours sans traitement ni alimentation. Alain Cocq a "été hospitalisé hier (lundi) soir après une intervention du Samu", a indiqué Sophie Medjeberg, vice-présidente de l'association Handi-Mais-Pas-Que.

L'avocate, désignée comme mandataire par le Dijonnais pour l'assister dans sa fin de vie, avait dans un premier temps confié craindre que le malade ait été transporté au CHU de Dijon et soigné contre sa volonté. Mais il lui a confirmé au téléphone qu'il avait réclamé des soins palliatifs.

Militant du droit de mourir dans la dignité, Alain Cocq avait souhaité retransmettre son agonie en direct sur Facebook pour tenter de faire évoluer la législation sur la fin de vie, mais le réseau social a bloqué la vidéo samedi matin. La loi Claeys-Léonetti sur la fin de vie, adoptée en 2016, n'autorise la sédation profonde que pour les personnes dont le pronostic vital est engagé "à court terme". Ce que M. Cocq ne peut prouver.

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