La question du jour :

Plan de relance : pensez-vous que l'exécutif en fait assez ?




Plan de relance : pensez-vous que l'exécutif en fait assez ?
Emmanuel Macron et Jean Castex lors des cérémonies du 14 juillet 2020, à Paris

, publié le lundi 24 août 2020 à 07h00

La priorité de la rentrée est de "surmonter la crise". Alors que les vacances des ministres touchent à leur fin, le couple exécutif a la tâche délicate de maîtriser la reprise de l'épidémie, afin qu'elle ne menace pas la relance de l'économie.

"Vivre avec le virus", sans "mettre le pays à l'arrêt".

C'est ainsi que le président de la République a défini le mot d'ordre de la rentrée, alors que les indicateurs d'une reprise de l'épidémie de Covid-19 s'aggravent. 

Pour "faire les choses dans le bon ordre", le gouvernement a décidé de décaler d'une semaine la présentation du plan de relance post-Covid, prévu initialement mardi. Un report qui répond à la volonté affichée de l'Elysée de "donner confiance et visibilité" aux Français afin de "répondre à leurs interrogations et à leurs inquiétudes", comme l'a expliqué une source proche de l'exécutif dimanche 22 août.


Conseil de défense réuni mardi 

A défaut de présenter le plan de relance ce mardi, le chef de l'Etat présidera un conseil de défense destiné à faire le point sur l'évolution de l'épidémie et les différents protocoles sanitaires mis en place dans les entreprises, les établissements scolaires, les transports, mais aussi pour les manifestations sportives ou culturelles. Des mesures qui seront également au menu du Conseil des ministres de la rentrée, mercredi, avant d'être expliquées et détaillées aux Français probablement par le Premier ministre Jean Castex. 

L'exécutif entend maintenir la stratégie mise en place à l'occasion du déconfinement du 11 mai, à savoir faire confiance aux acteurs locaux -  maires et préfets en particulier - pour prendre des mesures au cas par cas et éviter tout nouveau confinement au niveau national. "Ce que l'on veut éviter, c'est d'être débordé (...) Mais on ne peut pas mettre le pays à l'arrêt, parce que les dommages collatéraux d'un confinement sont considérables", a expliqué Emmanuel Macron dans un entretien à Paris Match, indiquant qu'il n'excluait pas des "reconfinements ciblés".

"Nous avons des stratégies très localisées, comme ce qui s'est passé en Mayenne, et allant jusqu'à un reconfinement ciblé qu'on pourrait instaurer si la situation l'imposait", a-t-il assuré. Pour le chef de l'Etat, la clé réside dans une prise de conscience de l'ensemble des Français, qui sont "les coacteurs de cette crise". 

Une rentrée test pour Jean Castex

Cette rentrée particulière représente également un véritable test pour le Premier ministre Jean Castex qui, depuis son entrée à Matignon le 3 juillet, a multiplié les déplacements sur le terrain. Mais sans en recueillir les fruits puisque sa popularité subit une forte baisse, passant de 55% en juillet à 48% d'opinions favorables, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

Ces deux derniers mois, l'opposition s'est pourtant montrée discrète dans ses critiques sur la stratégie sanitaire du gouvernement, à l'exception de protestations à la décision de ne pas accorder la gratuité des masques. "Si les masques sont obligatoires à l'école, ils doivent être gratuits. Car l'école dans notre pays est gratuite et obligatoire", a encore insisté Jean-Luc Mélenchon dimanche, en clôture de l'université d'été de La France insoumise.
 

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