La question du jour :

Rave-party : comprenez-vous l'intervention des forces de l'ordre ?




Rave-party : comprenez-vous l'intervention des forces de l'ordre ?
(Photo d'illustration) Une rave-party dans les Cévennes le 10 août 2020.

, publié le lundi 17 août 2020 à 00h00

Les interventions des forces de l'ordre se multiplient alors que des rave-party s'organisent un peu partout en France, rassemblant plusieurs centaines de personnes et accentuant les risques de propagation du coronavirus.


Dernière dispersion en date, dimanche soir, lorsque les forces de l'ordre interviennent pour faire évacuer quelque 300 participants à une "free party"sur un terrain à Boutigny-sur-Essonne (Essonne),. "Dans la nuit de vendredi à samedi, 200 à 300 personnes ont investi sans autorisation un terrain situé à Boutigny-sur-Essonne" pour organiser une fête et "ont refusé d'y mettre fin" et d'évacuer les lieux, a indiqué la préfecture, pointant "un mépris des règles de prévention sanitaire", au moment où les autorités alertent sur une recrudescence des cas de Covid-19.

Une centaine de policiers de la direction départementale de la sécurité publique et une compagnie de CRS ont également dispersé une rave-party sauvage dans le bois de Toul, ce dimanche, "en liaison avec le procureur de la République de Nancy". Le matériel de sonorisation a été saisi.


Dans la foulée, "l'ARS demande à ce que les personnes présentes à cet événement portent dès à présent un masque en permanence, évitent les contacts avec les personnes vulnérables et se fassent dépister", écrit la préfecture.

Dans son message aux participants, l'ARS souligne que "le nombre de personnes porteuses du Covid-19 est très important chez les personnes âgées de 15 à 44 ans, et augmente semaine après semaine depuis fin juillet".

Notant que "pendant cette fête, la majeure partie des participants n'a pas respecté la distance physique de précaution (1 mètre) et ne portait pas de masque", l'agence estime qu'il y a "un grand risque que le virus ait circulé très activement entre les personnes" et qu'elles deviennent "porteur(euse) du virus sans le savoir".

Selon la préfecture, le préfet de Meurthe-et-Moselle avait pris dès vendredi "un arrêté interdisant le transport de matériel de sonorisation", les forces de l'ordre étant placées "en alerte".
 

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