La question du jour :

Faut-il généraliser le télétravail à la rentrée ?




Faut-il généraliser le télétravail à la rentrée ?
(Photo d'illustration)

, publié le lundi 17 août 2020 à 07h00

Alors que les chiffres de l'épidémie repartent à la hausse en France, le gouvernement envisage de nouvelles mesures pour éviter la propagation du Covid-19 au travail. 

Le gouvernement souhaite modifier "d'ici à la fin août" les règles sanitaires pour endiguer le coronavirus en entreprise, notamment via le "port obligatoire du masque" dans certaines situations, a indiqué la ministre du Travail Elisabeth Borne dans un entretien au Journal du dimanche.




A deux semaines de la rentrée et en pleine reprise épidémique, "nous présenterons mardi aux partenaires sociaux les premières évolutions que nous proposons d'introduire", a indiqué Elisabeth Borne, ajoutant que ces décisions devront être prises "dans les jours qui viennent, pour que les nouvelles règles puissent s'appliquer d'ici à la fin août".

La question des open spaces 

Parmi ces mesures, "le port obligatoire du masque" sera préconisé "dans les salles de réunion où il n'y a pas d'aération naturelle (et) les espaces de circulation", mais pas forcément dans les bureaux individuels où "il n'est sans doute pas nécessaire", précise-t-elle.

La ministre entend saisir le Haut conseil de santé publique sur le cas des "open spaces" et l'efficacité des vitres de plexiglas pour protéger les salariés. Elle ne voit en revanche "pas de raison pour remettre en cause la règle actuelle de distanciation" imposant un mètre carré par poste de travail.

Télétravail "recommandé"

Les employeurs doivent pour leur part se montrer "plus vigilants" quand "des travailleurs sont accueillis dans un hébergement collectif, comme c'est le cas pour les saisonniers", mais aussi "dans les milieux froids et humides" comme les abattoirs, précise Elisabeth Borne.




Quant au télétravail, il "reste recommandé" et "il faut le mettre en place chaque fois que c'est possible dans les zones de circulation active du virus", affirme-t-elle. Par ailleurs, la ministre du Travail reconnaît que la crise économique provoquée par le coronavirus "se traduit par plus de plans sociaux", avec "275 plans de sauvegarde de l'emploi enclenchés depuis début mars".

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