La question du jour :

Cafés et restaurants : faut-il assouplir les mesures sanitaires ?




Cafés et restaurants : faut-il assouplir les mesures sanitaires ?
Une terrasse de café à Paris le 2 juin.

, publié le jeudi 11 juin 2020 à 07h00

C'est l'un des secteurs les plus frappés par la crise du Covid-19. Si les établissements ont pu rouvrir leurs portes en zone verte, et les terrasses en Île-de-France, ils ne parviennent pas à rattraper les pertes occasionnées par le confinement. 

Les restaurateurs demandent à s'alléger de certaines contraintes et, en région parisienne, à pouvoir rouvrir leurs salles avant le 22 juin. En Île-de-France, "trop de chefs d'entreprises indiquent ne pouvoir rouvrir leurs restaurants car la limite des terrasses n'est pas rentable pour leur activité", regrette le principal syndicat du secteur, l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih). "Cette demi-ouverture ne créée que des frustrations au sein des professionnels", L'Umih demande donc la "réouverture rapide des établissements situés en zone orange" (Île-de-France, Guyane et Mayotte). 

Réouverture "quelques jours" plus tôt en région parisienne ?

Le syndicat souhaite que le gouvernement évalue la propagation de l'épidémie avant le 22 juin, d'autant que le conseil scientifique "préconise un retour à l'équilibre entre les précautions sanitaires et la reprise de la vie économique de notre pays". 




C'est envisageable, selon le secrétaire d'État en charge du tourisme Jean-Baptiste Lemoyne. "S'agissant des restaurants, il me semble que l'évolution des conditions sanitaires en Île-de-France, le recul progressif du virus, devrait permettre, je l'espère, d'avancer de quelques jours la réouverture des restaurants dans leur ensemble", a-t-il déclaré mercredi sur France24 et RFI.

La distanciation sociale, trop difficile à appliquer 

Cette éventuelle réouverture "un peu plus tôt que le 22 juin", doit être décidée en accord avec le ministère de la Santé notamment, a rappelé le secrétaire d'État, soulignant que le gouvernement était "attentif à la situation des restaurateurs en Ile-de-France". 

L'Umih souhaite aussi un "assouplissement général du protocole sanitaire sur l'ensemble du territoire", en particulier "les règles de distanciation des tables pour permettre aux établissements d'utiliser toute leur capacité à recevoir du public". "Aujourd'hui, les restaurants peuvent perdre jusqu'à 60% de leur capacité d'accueil en raison des règles de distanciation" et "très peu de clients sont informés de l'obligation du port d'un masque lors de déplacements au sein du restaurant, ce qui oblige les restaurateurs à fournir les masques et rajoute des coûts supplémentaires", font valoir les patrons du secteur.

Aucune perspective pour les boîtes de nuit

L'Umih, qui représente aussi les établissements de nuit, "qui sont les derniers à n'avoir aucune perspective de reprise", demande une "date de réouverture" pour eux, estimant qu'ils sauront être "garants de la sécurité pour leurs clients".

Le secteur, qui compte 168.000 restaurants, 38.800 bars ou cafés, et 6.000 établissements de nuit en France, a été sévèrement mis à mal par deux mois et demi de fermeture. 
 

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