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Violences policières : Emmanuel Macron doit-il s'exprimer ?




Violences policières : Emmanuel Macron doit-il s'exprimer ?
Plusieurs personnalités demandent à Emmanuel Macron de s'exprimer sur le sujet des violences policières.

, publié le lundi 08 juin 2020 à 07h00

Plusieurs personnalités politiques de divers horizons ont appelé le chef de l'Etat à s'exprimer sur le sujet du racisme et des violences policières. 


Le premier à inviter le chef de l'Etat à s'exprimer a été le chef de file de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, "il vaudrait mieux que le président prenne la parole" sur le racisme présumé dans la police plutôt que "pour vendre des voitures" en se rendant chez Renault, a attaqué le chef des Insoumis dimanche. Emmanuel Macron "devrait dire : 'Nous sommes une nation métisse, très mélangée, notre force est d'être capable de trouver une sortie où nous sommes tous unis quelle que soit notre couleur de peau et notre religion'", a-t-il affirmé.

"Il ne s'agit pas de dire que nous avons une police ou un Etat raciste, je ne dirais pas ça", a déclaré le patron des députés LFI sur BFMTV. "Mais par une forme d'emballement et de surenchère, une fraction significative de la police (...) a glissé vers ces attitudes" de violence sur des populations noires ou arabes, a-t-il ajouté.

Selon lui, "il y a un problème de formation" dans la police et c'est "d'abord la hiérarchie qui doit être mise en cause, en premier lieu le ministre" de l'Intérieur Christophe Castaner. Dans les cas de violences policières, "sa responsabilité est totale, c'est lui la tête de la pyramide", dont l'attitude peut "encourager ou réprimer ces comportements".


Le secrétaire national d'Europe Écologie-Les Verts Julien Bayou a également réclamé une prise de parole d'Emmanuel Macron : "Pour quelqu'un qui a une parole sur tout et n'importe quoi, (...) là sur un sujet majeur de sécurité, régalien, et alors que le pacte républicain se fracture sur ces questions de violences policières et de violences à l'égard des policiers, le président n'aurait rien à dire ?"

Plus tôt dans la matinée, le patron des Républicains Christian Jacob avait aussi critiqué le "silence assourdissant" de l'exécutif "au moment où la police nationale est humiliée", selon lui, par certains manifestants.


Le chef du parti présidentiel LREM Stanislas Guérini a, lui, estimé qu'il  fallait "entendre notre jeunesse" mais être "ni dans le déni, ni dans l'amalgame", dans l'émission "Le Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI. Il a fustigé ceux qui, comme Jean-Luc Mélenchon, ont, "à chaque fois, cette posture d'opposition directe d'appeler à la démission du ministre de l'Intérieur" et qui "ont une soif d'instrumentalisation".

L'onde de choc provoquée par la mort de George Floyd aux États-Unis a continué de se propager samedi en France, où plus de 23.000 manifestants, selon le ministère de l'Intérieur, ont dénoncé les violences policières et réclamé "justice pour tous".

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