La question du jour :

Comptez-vous réserver dès à présent vos vacances d'été ?




Comptez-vous réserver dès à présent vos vacances d'été ?
Une personne visitant le Mont-Saint-Michel, le 12 mai 2020.

, publié le vendredi 15 mai 2020 à 07h00

Le Premier ministre a assuré que les Français pourront partir en vacances en France cet été. Le gouvernement a par contre recommandé aux personnes souhaitant voyager en Europe de voir comment la situation allait évoluer avant de procéder à une réservation.

"Les Français pourront partir en vacances en France au mois de juillet et au mois d'août", a assuré jeudi 14 mai Édouard Philippe, sous réserve toutefois "de possibles restrictions très localisées" en fonction de l'évolution de l'épidémie de coronavirus.



"Le tourisme fait probablement face à la pire épreuve de son histoire moderne, alors même que c'est un des fleurons de l'économie française, son sauvetage est donc une priorité nationale", a déclaré le Premier ministre au sortir d'un comité interministériel dédié au secteur. Hôtels, restaurants, voyagistes : toute la filière française est à l'arrêt depuis mi-mars, et 62.000 de ses entreprises ont d'ores et déjà bénéficié de 6,2 milliards d'euros de prêts garantis par l'Etat.

Mais "les Français pourront partir en vacances en France au mois de juillet et au mois d'août", a annoncé Édouard Philippe. Ils "peuvent prendre leurs réservations", a-t-il affirmé, en soulignant que "les acteurs du tourisme, de l'hôtellerie, se sont engagés à faire en sorte qu'ils soient intégralement remboursés dans l'hypothèse où l'évolution de l'épidémie ne rendrait pas possible le départ en vacances".

Le gouvernement a par contre recommandé aux Français souhaitant effectuer un voyage touristique en Europe de voir comment la pandémie allait évoluer avant de procéder à une réservation. "Je (leur) conseille d'attendre parce que je n'ai pas à ce stade suffisamment de visibilité sur la situation sanitaire et sur ce qu'on pourra faire (..) dans un, deux ou trois mois", a déclaré la secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, sur la radio RTL.

"On ne peut pas mettre la charrue avant les bœufs. Il faut vraiment s'assurer qu'on n'a pas de deuxième vague pour pouvoir avoir ce genre de réflexion", a-t-elle ajouté, sans exclure toutefois que les Français puissent passer leurs vacances sur les pays du pourtour méditerranéen ou ailleurs en Europe.

Pour l'heure, seuls les frontaliers, les personnes ayant un motif familial - pour "aller voir un enfant dans une institution spécialisée, rendre visite à un parent dans un Ehpad" - ou celles rentrant à leur domicile peuvent circuler entre la France et d'autres pays de l'UE, a-t-elle rappelé.

La situation s'annonce également compliquée pour les voyages touristiques hors d'Europe, où nombre de pays ont fermé leurs frontières de manière unilatérale et où la situation sanitaire reste aussi incertaine. 
 

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