La question du jour :

Comptez-vous vous fournir en masques en grandes surfaces ?




Comptez-vous vous fournir en masques en grandes surfaces ?
Des masques chirurgicaux (illustration)

, publié le dimanche 03 mai 2020 à 07h00

Encore "denrée rare" pour de nombreux professionnels de santé, les masques chirurgicaux vont faire leur apparition dans les supermarchés à partir de lundi. Cet arrivage massif suscite l'interrogation de plusieurs élus, et le mécontentement des pharmaciens qui mettent en avant le rationnement imposé les dernières semaines.

Dans le cadre des grandes manoeuvres pré-déconfinement, le gouvernement a décidé de plafonner le prix de vente des masques chirurgicaux à 95 centimes l'unité.Chez les acteurs de la grande distribution, des masques à usage unique seront vendus à partir du 4 mai "à prix coûtant", a indiqué sur Franceinfo Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD), se défendant d'avoir des constitué des "stocks cachés".
 


La question des masques chirurgicaux est devenue un point de crispation majeur, de nombreux métiers de la santé déplorant le rationnement imposé des équipements de protection, qui manquaient pendant des semaines. Face au grand nombre de masques annoncés à la vente par les enseignes, les ordres des professions de santé, qui ont toujours du mal à s'en procurer, ont ainsi exprimé leur "consternation" dans un communiqué sans appel où ils qualifient les acteurs de la grande distribution de "profiteurs".

"L'ultimatum" de Renaud Muselier

Ces critiques ont trouvé un écho dans la classe politique, tous bords confondus.

A gauche, Jean-Luc Mélenchon s'est dit "écoeuré" par la situation, tandis que le patron du PS Olivier Faure s'indigne d'un scandale et dénonce une "opération commerciale". A droite, le président de la région Sud Renaud Muselier "donne trois jours à la grande distribution pour prouver qu'elle n'avait pas de stock secret de masques pendant la crise". 

Côté grande distribution, plusieurs représentants sont montés au créneau pour déplorer une "non-polémique". "Il n'y a pas de stock caché dans un hangar", clame ainsi Jacques Creyssel, se lamentant d'une "polémique indigne". "Pourquoi créer des querelles professionnelles?", demande quant à lui Michel-Edouard Leclerc, qui a apporté des précisions sur les masques.

"Nous avons sécurisé 170 millions de masques mais nous ne les avons pas. Nous les recevrons petit à petit et nous les mettrons progressivement en magasin à partir du 4 mai. et je ne veux pas en faire un argument commercial", fait-il valoir t-il sur BFM Business.

"Ces masques, on en avait besoin !"

Chez les pharmaciens, la colère se focalise principalement sur les "stocks insuffisants"avec lesquels de nombreuses officines ont dû composer pendant des semaines.  "Même aujourd'hui nous sommes dans l'obligation de dire non (à des patients et professionnels de santé, ndlr), déplore la président de l'Ordre des pharmaciens sur BFM TV. "L'Etat a fait un effort remarquable, très bien, mais les stocks restent insuffisants". "La grande distribution doit prioriser les masques grand public, c'est très clair!", clame t-elle.

"Nous avons sécurisé 170 millions de masques mais nous ne les avons pas. Nous les recevrons petit à petit et nous les mettrons progressivement en magasin à partir du 4 mai. et je ne veux pas en faire un argument commercial", fait-il valoir t-il sur BFM Business.

"Ces masques, on en avait besoin !"

Chez les pharmaciens, la colère se focalise principalement sur les "stocks insuffisants"avec lesquels de nombreuses officines ont dû composer pendant des semaines.  "Même aujourd'hui nous sommes dans l'obligation de dire non (à des patients et professionnels de santé, ndlr), déplore la président de l'Ordre des pharmaciens sur BFM TV. "L'Etat a fait un effort remarquable, très bien, mais les stocks restent insuffisants". "La grande distribution doit prioriser les masques grand public, c'est très clair!", clame t-elle.

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