La question du jour :

Coronavirus : pensez-vous que la Chine a été transparente ?




Coronavirus : pensez-vous que la Chine a été transparente ?
Emmanuel Macron à l'Elysée le 16 avril.

, publié le samedi 18 avril 2020 à 11h00

Plusieurs dirigeants occidentaux, dont le président français Emmanuel Macron, soupçonnent Pékin de mauvaise gestion de l'épidémie, apparue fin 2019 dans la province de Wuhan, dans le centre du pays. 

Dans une interview au quotidien britannique Financial Times parue jeudi, Emmanuel Macron estime qu'il existe des zones d'ombre. "N'ayons pas la naïveté de dire que (la Chine) a été meilleure (que d'autres pays dans sa gestion de la crise, NDLR).

On ne sait pas. Et même, il y a manifestement des choses qui se sont passées qu'on ignore", a affirmé le chef de l'Etat. Il était interrogé par le quotidien économique sur le fait de savoir si les régimes autoritaires étaient mieux à même de gérer ces crises.




Vendredi, Pékin a jugé "inutile" d'argumenter sur les avantages et inconvénients des différents systèmes politiques. "Il est impératif que tous les pays s'unissent pour combattre l'épidémie et gagner la guerre" contre le Covid-19, a indiqué devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian.

L'ambassadeur de Chine convoqué par le Quai d'Orsay

D'après l'Elysée, Emmanuel Macron a souligné que dans les démocraties, qui garantissent la liberté d'information et d'expression, la gestion de la crise était transparente et faisait l'objet de débats, contrairement aux régimes où l'information et l'expression sont contrôlées. 




Ces propos surviennent après la convocation de l'ambassadeur de Chine en poste à Paris par le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, qui lui reprochait des propos critiquant la réponse occidentale au Covid-19.

"Dissimulation"

Les réserves du chef de l'Etat rejoignent les doutes exprimés par Londres et Washington. Le Royaume-Uni a averti jeudi la Chine qu'elle devrait répondre à des "questions difficiles sur l'apparition du virus, et pourquoi il n'a pas été stoppé plus tôt".

L'administration Trump a de son côté accusé Pékin d'avoir "dissimulé" la gravité de l'épidémie à son début en Chine, et a gelé mardi la contribution financière américaine au fonctionnement de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), lui reprochant de s'être alignée sur les positions chinoises. 

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