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Gestion de crise : certaines critiques sont-elles "irresponsables" ?




Gestion de crise : certaines critiques sont-elles "irresponsables" ?
Emmanuel Macron, le 31 mars 2020, à Saint-Barthélemy d'Anjou

, publié le mercredi 01 avril 2020 à 07h00

Répondant à "ceux qui cherchent déjà à faire des procès", Emmanuel Macron a martelé mardi son message "d'unité" face à la crise du coronavirus.

Alors que les plaintes visant l'exécutif s'empilent déjà, Emmanuel Macron a appelé le pays à se "tenir les coudes" face à une pandémie de Covid-19 "inédite". En visite ce mardi 31 mars dans une usine de masques à Saint-Barthélemy d'Anjou (Maine-et-Loire), le chef de l'Etat a insisté sur sa volonté de "rebâtir notre souveraineté nationale et européenne" sur plusieurs secteurs stratégiques de production.

Il a aussi réservé un commentaire sur les critiques qui affluent quant à la gestion de l'arrivée du virus par l'exécutif.

"J'ai un principe simple : quand on mène une bataille, il faut être unis pour la gagner.Toutes celles et ceux qui cherchent à faire des procès alors que nous n'avons pas gagné la guerre sont irresponsables".  Le président de la République a repris son vocabulaire guerrier dans la lignée de sa première allocution de début de crise, avec son récurrent "Nous sommes en guerre".


Jean-Luc Mélenchon avait écorché Emmanuel Macron et son lexique guerrier, le jugeant "absurde". "Il est destiné à suggérer un rôle héroïque du chef de l'Etat. Il a aussi pour fonction d'obliger au 'silence dans les rangs'", estime le chef de file de La France insoumise, dans les colonnes de L'Obs.

Marine Le Pen avait pour sa part accusé lundi le gouvernement de mentir sur "absolument tout" à propos du l'épidémie de coronavirus, jugeant "de bon sens" de se demander si le virus n'a pas "échappé d'un laboratoire".

Quant à d'éventuelles erreurs au sein du gouvernement, "le temps de la responsabilité viendra", insiste Emmanuel Macron. "Ce temps viendra, il est légitime et démocratique. A ce moment-là, la transparence complète devra être faite (...). On regardera ce qu'on pouvait mieux faire. On devra le faire avec un principe de justice à l'égard de tous les choix passés, quels que soient les responsables politiques. Quand on vit quelque chose qui est inédit, on peut pas demander aux gens de l'avoir prévu il y a dix ans", commente t-il en référence aux anciens stocks de masque qui ont disparu au fil des dernières années, sous les mandatures précédentes. Le temps à "assigner les responsabilités" n'est "pas aujourd'hui", a t-il encore ajouté.

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