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Coronavirus : approuvez-vous les mesures annoncées par l'exécutif ?




Coronavirus : approuvez-vous les mesures annoncées par l'exécutif ?
L'intervention télévisée d'Emmanuel Macron lundi 16 mars.
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, publié le lundi 16 mars 2020 à 22h30

Même si Emmanuel Macron n'a pas prononcé le mot, les Français sont bien invités à rester confinés chez eux à partir de ce mardi 17 mars. Le chef de l'État a pris lundi une mesure inédite dans l'histoire récente de la France, en annonçant une restriction sévère des déplacements de la population. 

Il a aussi annoncé le report du second tour des élections municipales et la suspension de toutes les réformes dont celle des retraites.

"Jamais la France n'avait eu à prendre de telles décisions par temps de paix", a lancé le président dans sa seconde allocution solennelle en cinq jours, soulignant que "nul ne peut savoir" combien de temps allait durer l'épidémie. Le dernier bilan fait état de 21 nouveaux décès (148 en tout) et 1.200 nouveaux cas lundi, soit plus de 6.600 en tout.




Sans prononcer le mot "confinement", Emmanuel Macron a annoncé que les "déplacements seront fortement réduits pour 15 jours au moins", à partir de mardi à midi, pour "limiter au maximum les contacts" et lutter contre l'expansion du coronavirus.

"Toute infraction sera sanctionnée"

Ainsi, "seuls doivent demeurer les transports absolument nécessaires", "pour se soigner", faire ses courses ou encore "aller au travail quand le travail à distance n'est pas possible", a détaillé le chef de l'État. "Toute infraction à ces règles sera sanctionnée", a-t-il averti, sans plus de détails. 

Emmanuel Macron a aussi appelé les Français contraints de rester chez eux à être solidaires entre voisins, à appeler leurs proches et à "inventer de nouvelles solidarités" et à retrouver "le sens de l'essentiel", par exemple pour lire des livres. "Je vous demande d'être responsables tous ensemble et de ne céder à aucune panique", a-t-il ajouté. "La France vit un moment très difficile" et "il faudra nous adapter" mais "nous gagnerons", a-t-il lancé.

La situation "se détériore très vite" 

Ces derniers jours, les experts médicaux n'ont cessé de s'alarmer de l'aggravation de la situation, qui "est très inquiétante" et "se détériore très vite", selon le directeur général de la Santé, le Pr Jérôme Salomon. "Le nombre de cas double désormais tous les trois jours", a-t-il souligné lundi, insistant notamment sur les "centaines" de malades en réanimation et dont le pronostic vital est engagé.

Le chef de l'État a annoncé qu'un hôpital de campagne du service de santé des armées serait déployé "dans les jours à venir en Alsace" et que des masques seraient distribués dès mardi aux soignants des 25 départements les plus touchés.

Aide aux entreprises 

La mesure de confinement limité intervient après une série d'autres décisions de plus en plus contraignantes prises ces derniers jours mais qui ont été jugées insuffisantes pour faire face à l'aggravation de la pandémie. Le week-end a ainsi été marqué par l'annonce de la fermeture des lieux publics "non-essentiels", comme les restaurants, les bars et les commerces non-alimentaires. Elle s'ajoutait à celle des crèches, des écoles et des universités, annoncée jeudi par Emmanuel Macron au cours d'une première allocution télévisée.

Par ailleurs, pour éviter une multiplication des faillites, Emmanuel Macron a annoncé une garantie des prêts bancaires accordés aux entreprises à hauteur de 300 milliards d'euros, ainsi qu'un "dispositif exceptionnel de report de charges fiscales et sociales, de soutien ou report d'échéances bancaires et de garanties de l'État à hauteur de 300 milliards d'euros pour tous les prêts bancaires contractés auprès des banques". Les loyers et les factures d'eau, de gaz et d'électricité "devront être suspendus" pour les plus petites entreprises qui rencontrent "des difficultés", a-t-il également annoncé. 

Dans un deuxième temps lundi soir, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a détaillé les modalités pratiques des annonces du président, notamment ce qu'encourent les contrevenants. 

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