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Coronavirus : faut-il renforcer les contrôles aux frontières ?




Coronavirus : faut-il renforcer les contrôles aux frontières ?
La plaza del Duomo, à Milan, désertée après l'accélération de l'épidémie de coronavirus en Italie.

, publié le mardi 25 février 2020 à 07h00

En Italie, la contagion est en train d'être endiguée grâce à un cordon sanitaire autour de onze communes du Nord.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) va dépêcher une équipe d'experts en Italie dès mercredi. L'objectif : essayer de circonscrire la contagion qui a flambé dans le pays ces dernières heures. L'organisation a estimé lundi que le monde devait se préparer à une "éventuelle pandémie".


De son côté, le chef de la Protection civile Angelo Borrelli s'est montré plus rassurant. "Les chiffres enregistrés en Italie et dans le reste du monde sont limités à des quantités raisonnables et ne sont pas pour le moment de nature à faire changer de typologie, c'est-à-dire de passer d'une épidémie à une pandémie".Au total, 172 cas sont dénombrés en Lombardie et 33 en Vénétie.

Réunion de crise sanitaire

L'Italie organise mardi après-midi une réunion de ministres européens de la Santé des pays frontaliers de la péninsule pour déterminer "des lignes d'action communes" face à l'épidémie. Seront représentées la France, la Suisse, l'Autriche, la Slovénie, la Croatie qui a une frontière maritime avec l'Italie, l'Allemagne, voisine de l'Autriche, et l'Union européenne. Le patient numéro 1 pour la Lombardie est un homme de 38 ans, mais l'origine de sa contamination reste un mystère, du propre aveu du ministère de la Santé, et la recherche du "patient zéro" mobilise le système sanitaire italien.

Une piste s'est ouverte lundi susceptible d'expliquer les contaminations survenues en Lombardie et en Vénétie, qui totalisent à elles seules 194 des 219 cas italiens.  Un agriculteur de 60 ans, originaire d'Albettone en Vénétie, a appelé la pharmacie de Vo' Euganeo, à 15 km de là, se plaignant de symptômes de grippe, selon le maire de Vo'. L'homme qui fréquentait les bars de ce village Vo', s'était rendu récemment dans la région de Lodi, au sud de Milan et notamment à Codogno, considéré comme le foyer de l'épidémie en Lombardie.


L'Italie a multiplié depuis vendredi les mesures de précaution, dont la mise en semi-confinement des quelque 52.000 habitants d'une dizaine de villes du Nord (dix autour de Codogno): les lieux publics y sont fermés, sauf supermarchés et les pharmacies de garde. Par précaution, toutes les excursions scolaires sont suspendues à l'intérieur et l'extérieur de la péninsule, tout comme les activités liées aux activités Erasmus (programme d'échanges d'étudiants européens). La progression du coronavirus a aussi conduit plusieurs fédérations sportives italiennes à bouleverser la programmation de nombreux matches.

Cette crise sanitaire a aussi fait chuter la bourse de Milan, capitale économique du pays, qui a clôturé sur un plongeon de 5,43%.

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