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Municipales à Paris : Agnès Buzyn peut-elle l'emporter ?




Municipales à Paris : Agnès Buzyn peut-elle l'emporter ?
"J'y vais pour gagner", assure la nouvelle candidate LREM à la mairie de Paris Agnès Buzyn.
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, publié le mardi 18 février 2020 à 07h00

Agnès Buzyn entre dans la course à la mairie de Paris. La désormais ex-ministre de la Santé, qui remplace Benjamin Griveaux, a un défi de taille à relever à seulement un mois du scrutin.

Quatre semaines, c'est le temps dont dispose Agnès Buzyn pour convaincre les électeurs parisiens. À un mois des municipales, la désormais ex-ministre de la Santé a pris officiellement les rennes de l'équipe (La République en marche) LREM pour la course à la mairie de Paris.

Son défi : sauver le parti de la majorité d'une défaite annoncée qu'Emmanuel Macron veut à tout prix éviter. 


"Du jamais-vu"

Celle qui succède à Benjamin Griveaux, débarqué de la campagne suite au scandale lié à une vidéo à caractère sexuel diffusée sur les réseaux sociaux la semaine dernière, s'annonce déterminée à remporter l'élection. Si le défi est du "jamais-vu", avec "énormément d'inconnues", comme le constate le directeur général adjoint de l'Ifop, Frédéric Dabi, l'enjeu est de taille. En effet, avant son retrait spectaculaire, Benjamin Griveaux était en troisième position dans les sondages, derrière la maire socialiste sortante Anne Hidalgo et la candidate Les Républicains (LR) Rachida Dati. 

"J'y vais pour gagner"

"J'y vais pour gagner", a de son côté assuré Agnès Buzyn. Lundi soir, plusieurs sources ont indiqué que la nouvelle candidate renonçait à des mesures-phare de Benjamin Griveaux : le déplacement de la gare de l'Est pour créer un "Central Park" parisien et l'apport de 100.000 euros pour permettre aux classes moyennes d'acheter un appartement. "Sa priorité, c'est la vie quotidienne des Parisiens, des projets très concrets", résume l'une des têtes de liste d'arrondissement. 

Quant à l'incarnation, si Agnès Buzyn, issue de la société civile, "suscite moins de jugements épidermiques que Benjamin Griveaux", selon Frédéric Dabi, elle souffre d'autres handicaps : une "inexpérience" des campagnes électorales et une notoriété relative. En effet, 36% des Français déclarent ne pas la connaître. Reste à savoir si elle parviendra à convaincre le dissident Cédric Villani à rejoindre sa campagne. L'ex-ministre s'est en tout cas entretenue avec l'ex-LREM lundi par téléphone, qui a posé ses "conditions" à "d'éventuelles convergences", comme "l'ouverture à un accord de second tour avec les Verts", dans le cadre d'une "coalition climat".
 

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