La question du jour :

La démission de Benjamin Griveaux peut-elle coûter les municipales à LREM ?




La démission de Benjamin Griveaux peut-elle coûter les municipales à LREM ?
Benjamin Griveaux, le 14 février 2020.

, publié le dimanche 16 février 2020 à 07h00

Après la démission de Benjamin Griveaux, les troupes LREM cherchent un successeur, à un mois seulement du premier tour des élections municipales.


"Une déflagration dans notre campagne, une déflagration pour notre démocratie". C'est ainsi que Stanislas Guerini, le délégué général d'En marche, qualifie le retrait de Benjamin Griveaux, ancienne tête de liste LREM pour les municipales de mars. Les réunions se sont succédé samedi pour trouver "rapidement et collectivement" un nouveau chef de campagne, a affirmé le numéro un de LREM, alors que la liste de la majorité était déjà en perte de vitesse dans les sondages face à la maire socialiste Anne Hidalgo et la candidate LR Rachida Dati. Leur mission: se mettre d'accord pour trouver un nouveau candidat d'ici lundi, alors qu'approche la date limite du 27 février pour le dépôt des listes.


Certains membres d'En marche s'échinent à convaincre la ministre de la Santé Agnès Buzyn d'être candidate, mais d'autres jugent cette option quasi impossible vu son agenda chargé.  "Elle parle à tous les électeurs. Elle est dans une ligne extrêmement claire d'opposition à Anne Hidalgo qui est le plus petit dénominateur commun", résume un cadre de la majorité. Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité femmes-hommes, a elle déjà décliné. 

L'option Cédric Villani ?

Autres noms cités: celui de l'ex-ministre Mounir Mahjoubi qui s'est dit "disponible" et pourrait faire figure de recours, celui du porte-parole du groupe LREM au Sénat Julien Bargeton, qui s'est proposé et celui de son homologue à l'Assemblée Sylvain Maillard. "D'ici la fin du week-end, en début de semaine prochaine, nous aurons notre candidat", a assuré samedi Mounir Mahjoubi.

Interrogé sur une éventuelle fusion de ses listes avec celles de LREM, l'ex-membre d'En marche Cédric Villani a expliqué que son projet "restait ouvert à toutes celles et ceux qui souhaitent l'alternance à Paris sur la base des valeurs progressistes, écologiques, que je défends depuis le début". 




Du côté LREM, on rappelle être "ouvert à un rassemblement depuis le début de la campagne", mais on précise que "ça n'aurait aucun sens politiquement, humainement" que Villani en soit la tête de liste. 

Benjamin Griveaux restera comme le premier homme politique français à tomber pour une "sex-tape", déclenchant une condamnation unanime de la classe politique. Aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, des ministres ou des candidats ont déjà été contraints à jeter l'éponge pour ces raisons.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.