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Diffusion d'une vidéo intime : Benjamin Griveaux a-t-il eu raison de renoncer aux municipales ?




Diffusion d'une vidéo intime : Benjamin Griveaux a-t-il eu raison de renoncer aux municipales ?
Benjamin Griveaux, le 14 février 2020.
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, publié le samedi 15 février 2020 à 07h00

Le candidat macroniste à la mairie de Paris a jeté l'éponge vendredi 14 février après la diffusion d'une vidéo intime et des messages connotés adressés à une femme, affirmant qu'ils émanaient de l'ancien porte-parole du gouvernement.

C'est l'air grave que Benjamin Griveaux a annoncé vendredi matin qu'il avait "décidé de retirer (sa) candidature" à l'élection municipale de Paris suite à des "attaques ignobles". "Cette décision me coûte mais mes priorités sont très claires. C'est d'abord ma famille", a dit le candidat de La République en Marche (LREM) dans une courte déclaration enregistrée en début de matinée au siège de l'AFP, en présence également de BFM Paris.




Cette annonce est intervenue un peu plus de 24 heures après la diffusion, mercredi soir, d'une vidéo intime et de messages à caractères sexuels adressés à une femme, par un site affirmant qu'ils émanaient de l'ancien porte-parole du gouvernement. L'artiste contestataire russe Piotr Pavlenski, qui avait incendié la façade d'une succursale de la Banque de France en 2017, a affirmé avoir mis en ligne cette vidéo. Selon Libération qui lui a parlé, il affirme la tenir "d'une 'source' qui avait une relation consentie avec Benjamin Griveaux".

De LFI au RN, les principaux responsables politiques ont condamné ces publications, y voyant une "menace contre la démocratie" à l'heure des réseaux sociaux tout puissants. La porte-parole du gouvernement Sibeth NDiaye a dénoncé une "ignominie" et, comme la ministre de la transition écologique Elisabeth Borne une campagne "de boules puantes". Le Premier ministre Edouard Philippe a lui exprimé sa "sympathie" à Benjamin Griveaux, en indiquant respecter sa décision "difficile".

Son collègue de l'Intérieur Christophe Castaner a souligné que cette diffusion illégale devait "évidemment être poursuivie" devant les tribunaux, précisant que ces faits pouvaient être sanctionnés par "une peine d'amende importante" et jusqu'à "deux ans d'emprisonnement".
 

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