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Coronavirus : les opérations de dépistage vous rassurent-elles ?




Coronavirus : les opérations de dépistage vous rassurent-elles ?
La ministre de la Santé Agnès Buzyn s'est efforcée dimanche de rassurer sur les onze Britanniques malades en Haute-Savoie.

, publié le lundi 10 février 2020 à 07h00

Les autorités se sont voulu rassurantes dimanche. La ministre de la Santé Agnès Buzyn a appelé à "ne pas céder à la panique" dans les communes de Hautes-Savoie où des centaines d'enfants et adultes, qui auraient pu être en contact avec les cinq Britanniques malades pris en charge vendredi, sont dépistés pour le coronavirus.

Pour le moment, aucun nouveau cas n'a été détecté. 

Plusieurs dizaines de tests au coronavirus, sans nouveau cas détecté à ce stade, ont été réalisés sur les personnes ayant été en contact avec onze Britanniques hospitalisés après un séjour en Haute-Savoie, où la ministre de la Santé Agnès Buzyn s'est efforcée dimanche 9 février de rassurer. Les résultats des 21 premiers prélèvements se sont révélés "négatifs" et 25 autres étaient toujours en cours d'analyse, a annoncé dimanche soir le directeur général de la Santé Jérôme Salomon au ministère de la Santé, y voyant "déjà une très bonne nouvelle". Cela maintient le total de cas confirmés en France à onze. "Tous sont stables sauf le touriste chinois toujours en réanimation", a rappelé Agnès Buzyn.


Une troisième école fermée

"La situation est évolutive, notre décision dépendra de si nous avons des résultats positifs dans la soirée", a poursuivi la ministre, qui s'est aussi rendue à Saint-Gervais, où le jeune Britannique touché a brièvement fréquenté une école. Samedi, les deux autres écoles fréquentées par le jeune garçon ont été fermées, et ce pour la semaine, le temps de "mener des investigations". Dimanche, une nouvelle école a été fermée "par mesure de précaution" par les autorités : l'école Montessori de Thonon-les-Bains. L'enfant s'y est rendu "quelques heures" selon Jérôme Salomon. 

Aux Contamines, la ministre a estimé qu'il était "important de rassurer les habitants de ce village qui n'ont pas été en contact et qui n'ont donc pas été appelés". "Il faut leur dire qu'il n'y a aucun risque quand on croise les gens dans la rue, ce n'est pas cela être en contact avec une personne contaminée. Il faut un contact étroit, soutenu, en face de la personne ou un contact charnel, il faut se toucher donc le risque est très faible pour l'ensemble de la population", a-t-elle précisé. Par ailleurs, une trentaine de nouveaux rapatriés français en provenance de Chine sont arrivés en milieu de journée par avion sur la base militaire d'Istres (Bouches-du-Rhône). Ils resteront en quarantaine pendant 14 jours.

 

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