La question du jour :

Grèves : une "pause" est-elle nécessaire ?




Grèves : une "pause" est-elle nécessaire ?
Le président de la CFE-CGC lors de négociations face au Premier ministre.

, publié le vendredi 24 janvier 2020 à 07h00

La CFE-CGC annonce vouloir faire "une pause" après la mobilisation de vendredi L'organisation restera toutefois au sein du front syndical mené par la CGT et FO, précise-t-elle.

Est-ce le début de la fin de la mobilisation contre le projet de réforme des retraites ? Après l'annonce de l'Unsa, qui expliquait la semaine dernière vouloir passer à un mode d'action différent de la grève illimitée, c'est aujourd'hui la CFE-CGC qui annonce vouloir faire une "pause".





"On pense qu'il faut faire pause après le 24", a expliqué Gérard Mardiné, numéro deux de la confédération des cadres, au lendemain d'une réunion des syndicats opposés au projet de loi, qui n'a abouti à aucune nouvelle date de mobilisation, une première depuis le début du mouvement le 5 décembre.

Une nouvelle réunion est prévue ce vendredi matin, au septième jour d'une mobilisation interprofessionnelle pour le retrait de la réforme des retraites, à l'appel de la CGT, Force ouvrière, CFE-CGC, FSU, Solidaires, d'organisations de jeunesse (MNL, UNL, FIDL) et étudiante (Unef).

Un étiolement ?

"Nos gens sont difficilement mobilisables sur la durée, ils ont des responsabilités et ne sont pas demandeurs que l'activité économique soit trop perturbée", a abondé le secrétaire général de la CFE-CGC. Pour autant, la confédération espère pouvoir rester au sein de l'intersyndicale, car "on demande toujours le retrait de ce projet de loi, qui ne tient pas la route et est nocif pour notre pays".

Vendredi matin, "on verra si on trouve une formulation qui nous permette de rester dans l'intersyndicale, tout en levant le pied sur les mobilisations", a-t-il ajouté. Dans le communiqué publié mercredi soir à l'issue de près de quatre heures de réunion, l'intersyndicale appelle à un "24 massif".

Soutien de la population

Pour la suite, elle appelle "à poursuivre et amplifier les actions, y compris en multipliant les arrêts de travail, en interpellant les parlementaires et en organisant des actions de dépôt des outils de travail dans des lieux symboliques".

Benoît Teste, le numéro un de la FSU, a déclaré être favorable à de nouvelles journées d'action.




Selon la CGT-Cheminots, la confédération "propose trois jours de mobilisation la semaine prochaine (28, 29 et 30 janvier), en faisant du 30 une nouvelle journée de temps fort". Une information non confirmée par la confédération, qui a renvoyé à l'intersyndicale de vendredi. Le 30 coïncide par ailleurs avec le lancement de la conférence de financement destiné à trouver des solutions pour équilibrer le régime, une date annoncée jeudi par le Premier ministre Edouard Philippe dans une interview à La Croix. 

Eric Beynel, de Solidaires, a mis l'accent jeudi sur le fait que l'intersyndicale continuait "à avoir le soutien très large de la population", s'appuyant sur le dernier sondage Elabe, publié mercredi. 

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