La question du jour :

"Devoir de réserve" de Ségolène Royal : comprenez-vous la position du gouvernement ?




"Devoir de réserve" de Ségolène Royal : comprenez-vous la position du gouvernement ?
Ségolène Royal

, publié le jeudi 16 janvier 2020 à 07h00

Pour légitimer le licenciement de Ségolène Royal qui devrait probablement être décidé fin janvier, le gouvernement a fait valoir l'obligation de réserve à laquelle Ségolène Royal occupant les fonctions d'ambassadrice des pôles aurait dû se soumettre pendant son mandat. Comprenez-vous la position de l'exécutif ? 

Edouard Philippe a demandé mercredi de la "clarté" à Ségolène Royal sur son rôle d'ambassadrice des pôles en rappelant sa "nécessaire obligation de réserve" et en soulignant que "la diplomatie c'est une mission, la politique c'en est une autre"

"Nous avons demandé à Mme Royal quelle était sa position sur cette nécessaire obligation de réserve et le respect qu'elle doit à cette obligation de réserve. Elle fera sans doute valoir ses observations et nous aurons l'occasion de prendre une décision, après avoir lu et réfléchi à ses observations", a ajouté le Premier ministre au sujet de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle, très critique sur la politique de l'exécutif.




"Un ambassadeur, c'est fait pour faire de la diplomatie", a insisté le chef du gouvernement au terme d'un séminaire gouvernemental à l'Elysée. "En la matière, je pense que la clarté sera utile. La diplomatie, c'est une mission, la politique c'en est une autre", a-t-il ajouté, précisant que le cas de Mme Royal n'avait été évoquée ni pendant le Conseil des ministres ni le séminaire du gouvernement.

Une enquête du parquet financier ouverte

Mme Royal, par ailleurs visée par une enquête préliminaire du parquet national financier concernant l'usage fait des moyens mis à sa disposition en tant qu'ambassadrice des pôles, s'estime licenciée de ses fonctions après avoir reçu un courrier des deux secrétaires généraux du Quai d'Orsay la sommant de taire ses critiques et envisageant de "mettre fin" à ses fonctions.

"Un prochain Conseil des ministres pourrait examiner le projet de décret mettant fin à vos fonctions d'ambassadrice", ajoute la lettre que Mme Royal a elle-même publiée mardi sur sa page Facebook.

Elle sera "vraisemblablement" démise de ses fonctions lors du Conseil des ministres du vendredi 24 janvier, a appris l'AFP de source proche de l'exécutif.

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