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Retrait de l'âge pivot : la grève doit-elle s'arrêter ?




Retrait de l'âge pivot : la grève doit-elle s'arrêter ?
Le secrétaire général de la CFDT avait salué comme une "victoire" dimanche le retrait provisoire de l'âge pivot.

, publié le mardi 14 janvier 2020 à 07h00

Après l'abandon au moins provisoire de l'âge pivot, la grève a-t-elle encore lieu d'être ? Cet épisode va-t-il marquer le début d'un essoufflement de la mobilisation ? 

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger avait salué comme une "victoire" dimanche le retrait provisoire annoncé la veille par le Premier ministre Edouard Philippe de la mesure de court terme d'âge pivot.



Lors de la présentation du projet de réforme, l'âge d'équilibre qui devait atteindre 64 ans en 2027, était assorti d'un malus destinés à ceux qui partiraient plus tôt, même en ayant suffisamment cotisé.
Or c'est un des points qui avaient cristallisé le plus de mécontentement parmi les syndicats et l'opposition. Le leader de la CFDT avait indiqué dans la foulée de cette annonce ne pas appeler à faire grève les 14, 15 et 16 janvier, jours de manifestations intersyndicales.

"Il va falloir continuer à peser"

L'abandon au moins provisoire de cette mesure va-t-il signer la fin de la mobilisation qui dure depuis des semaines et paralyse une partie des transports ? Pas tout à fait.
S'il s'agit d'une concession non négligeable consentie par l'exécutif, Laurent Berger a assuré que le combat n'était pas terminé, lors d'un interview accordée à RTL. "On est loin d'être à la fin de l'histoire sur ce système universel des retraites et il va falloir continuer à peser", a-t-il estimé ce lundi.

Pour rappel, le gouvernement a assorti le retrait de l'âge pivot de l'obligation, à travers une conférence de financement, de trouver des solutions alternatives pour que le régime soit à l'équilibre en 2027.

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