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Retraites : Emmanuel Macron est-il "déconnecté" de la réalité ?




Retraites : Emmanuel Macron est-il "déconnecté" de la réalité ?
Emmanuel Macron a affirmé mardi 31 décembre, dans son discours de vœux, sa détermination à "mener à terme" la réforme des retraites.

, publié le jeudi 02 janvier 2020 à 07h00

À propos de la réforme des retraites, le chef de l'État affiche sa détermination à rester un président réformateur et toujours "en marche", au risque d'apparaître en décalage avec une situation sociale bloquée. 

Le chef de l'État a affirmé, mardi soir, dans son discours de vœux, sa détermination à "mener à terme" la réforme du système de pensions, et réclamé au gouvernement qu'il "trouve la voie d'un compromis rapide".

À deux mois et demi des élections municipales, Emmanuel Macron a évoqué la responsabilité collective envers "nos enfants", premiers concernés par la nécessité d'assurer l'avenir du système. Il a aussi affirmé avoir entendu "les peurs, les angoisses qui se font jour" dans le pays au sujet des retraites, et souligné que "l'apaisement toujours doit primer sur l'affrontement."




Sur le fond cependant, s'il a évoqué une meilleure prise en compte des "tâches difficiles" dans le calcul futur des retraites - sans jamais prononcer le mot de pénibilité -, il n'a pas mentionné la partie de son projet qui cristallise la contestation, la question de l'âge-pivot pour le départ en retraite.

"Enfermé dans ses certitudes, déconnecté de la vie réelle des Français"

"Rien de nouveau", a conclu sur RMC et BFM TV le numéro 1 de la CGT Philippe Martinez, qui a l'intention de relancer "dès lundi" un conflit ayant déjà égalé mercredi le record de durée de blocage des transports de 1986-1987.

Selon le directeur général adjoint de l'Ifop, le président creuse le sillon de la réforme "fort d'une adhésion autour de 30% de l'opinion, minoritaire mais extrêmement stable". Ce "pilier d'adhésion", explique Frédéric Dabi, est conforté par le fait que les Français, sondage après sondage, se disent convaincus que "le président ne va pas lâcher".

Le sénateur PS Rachid Temal, pour sa part, a fustigé mardi soir un Emmanuel Macron "enfermé dans ses certitudes, déconnecté de la vie réelle des Français". "Des vœux en apesanteur", critique aussi sur Twitter le spécialiste de la communication politique Philippe Moreau-Chevrolet, "déconnectés en tous cas de la réalité du pays".



"Il a voulu montrer une volonté réformatrice, mais pas de volonté de rassemblement", juge l'ancien communicant de Nicolas Sarkozy Franck Louvrier.
 

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