La question du jour :

Craignez-vous une pénurie de carburant pour la fin de l'année ?




Craignez-vous une pénurie de carburant pour la fin de l'année ?
Un automobiliste fait le plein de sa voiture (illustration).

, publié le mercredi 11 décembre 2019 à 07h00

"L'approvisionnement des stations-service est assuré normalement sur l'ensemble du territoire à partir des dépôts pétroliers", a indiqué le ministère de la Transition écologique mardi en début d'après-midi. La préfecture de Police incite néanmoins les Franciliens à réduire leurs déplacements. 

Les expéditions de carburant au départ de 7 des 8 raffineries françaises étaient bloquées ce mardi 10 décembre, date de la deuxième journée de mobilisation contre les réformes des retraites.

Faut-il craindre une pénurie de carburant ? "Le niveau des stocks dans les dépôts pétroliers est bon, et l'approvisionnement des stations-service est assuré normalement sur l'ensemble du territoire à partir des dépôts pétroliers", a indiqué le ministère de la Transition écologique en début d'après-midi. 



"Les stations-service d'Île-de-France sont en capacité d'approvisionner l'ensemble des automobilistes", a assuré de son côté la préfecture de Police dans un communiqué relayé sur Twitter. "Il est néanmoins conseillé aux Franciliens de réduire leurs déplacements et, en cas de nécessité, d'avoir recours au co-voiturage", ajoute la préfecture qui rappelle qu'un arrêté a été pris pour "permettre la circulation des véhicules comptant trois passagers ou plus sur les voies réservées et dédiées (aux bus et aux taxis) sur les autoroutes A1, A6a, A10 et A 12".

"Le mouvement social entamé le 5 décembre 2019 n'engendre pas en l'état de défaut d'approvisionnement des stations-service en Île-de-France. Le nombre de stations-service en rupture totale ou partielle d'approvisionnement en Île-de-France est de 6,9% (soit 62 stations sur 894), ce qui correspond aux conditions habituelles d'approvisionnement des stations-service, dans un contexte où les automobilistes utilisent davantage leur véhicule personnel", précise la préfecture. 

Sept des huit raffineries françaises bloquées 

Selon Emmanuel Lépine, secrétaire fédéral de la CGT Chimie, 7 des 8 raffineries françaises sont bloquées ce mardi. "Il s'agit de raffineries Esso et Total, donc de salariés du privé", a-t-il souligné, pointant "la communication du gouvernement qui veut faire croire que seuls les salariés des régimes spéciaux sont mobilisés". Seule la raffinerie Esso de Notre-Dame de Gravenchon (Haute-Normandie) n'était pas bloquée mardi. Pour la suite, "une conférence téléphonique aura lieu après les annonces d'Edouard Philippe mercredi pour faire le point", ajoute le responsable CGT, n'excluant pas une mise à l'arrêt des installations en cas de déception.

Selon Total, mardi midi seules 187 stations sur 3.500 de son réseau faisaient face à une rupture d'un ou plusieurs carburants, soit un peu plus de 5%. "Nous continuons à recommander à nos clients de ne pas modifier leurs habitudes de consommation", martèle l'entreprise française.

"Les raffineries tournent, ce sont les dépôts qui sont perturbés", a précisé à l'AFP Alain Castinel, directeur de la communication de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), qui rappelle qu'il y a "200 dépôts" en France. Les raffineries "continuent à produire, même si certaines peuvent rencontrer des difficultés temporaires dans leurs expéditions. Cette situation n'a pas d'impact sur l'approvisionnement pétrolier et ne suscite aucune inquiétude", a estimé de son côté le gouvernement.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.