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Pornographie sur internet : faut-il un "contrôle parental par défaut" ?




Pornographie sur internet : faut-il un "contrôle parental par défaut" ?
Emmanuel Macron a annoncé le 20 novembre 2019 lors d'un discours à l'Unesco qu'il voulait que les opérateurs mettent en place un contrôle parental par défaut pour limiter l'accès de la pornographie aux plus jeunes.

, publié le jeudi 21 novembre 2019 à 07h00

Pour lutter contre l'exposition à la pornographie, Emmanuel Macron a donné six mois aux "acteurs de l'internet" pour "mettre en place un contrôle parental par défaut", plutôt qu'une option volontaire comme c'est le cas actuellement.

On estime qu'un enfant est exposé à la pornographie à 13 ans pour la première fois. Or, "on n'emmène pas un enfant quand on le promène dans la rue dans un sex-shop à 13 ans", a martelé mercredi 20 novembre Emmanuel Macron lors d'un discours à l'Unesco à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'enfant, marquée par le 30e anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant (Cide). 



Pour lutter contre l'exposition à la pornographie, le président de la République a donné six mois aux "acteurs de l'internet" pour "mettre en place un contrôle parental par défaut", plutôt qu'une option volontaire comme c'est le cas actuellement, et réclamé que les sites pornographiques renforcent les contrôles d'âge des internautes.

Aux yeux du chef de l'État, le simple fait de déclarer son âge en ligne ne constitue pas encore une "protection suffisante" pour empêcher les plus jeunes d'accéder à des contenus pornographiques. Emmanuel Macron appelle ainsi de ses vœux la mise en place de processus de vérification permettant d'attester véritablement de l'âge des visiteurs de sites pornographiques. D'après ses mots, "les juges" pourront bloquer les sites qui ne se conformeraient pas à cette mesure.

Le président de la République a également annoncé un durcissement des peines pour pédopornographie. Pour protéger les enfants des "personnes potentiellement dangereuses", il a annoncé que les peines pour la consultation d'images pédopornographiques seraient portées à cinq ans. Ainsi, les personnes condamnées pour ce délit, 400 par an environ, seront inscrites automatiquement au fichier Fijais (des auteurs d'infractions sexuelles) et interdites de travailler auprès d'enfants. "Les personnes qui dirigent des crèches, des écoles, des clubs de sport, des associations agréées, non seulement pourront mais devront consulter ce fichier quand elles embauchent quelqu'un", a-t-il précisé.

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