La question du jour :

Crise des hôpitaux : Emmanuel Macron peut-il calmer la colère des soignants ?




Crise des hôpitaux : Emmanuel Macron peut-il calmer la colère des soignants ?
Les mesures pour l'hôpital public seront présentées mercredi par Edouard Philippe.

, publié le vendredi 15 novembre 2019 à 07h00

Le Premier ministre Edouard Philippe doit présenter un plan mercredi prochain pour tenter de calmer la colère des personnels hospitaliers descendus par milliers un peu partout en France ce jeudi pour protester contre leurs conditions de travail. 

L'hôpital est malade, Emmanuel Macron parviendra-t-il à le soigner ? Le président a affirmé ce jeudi avoir "entendu la colère" des soignants, à l'occasion d'un déplacement à Epernay (Marne) pendant que des milliers de médecins, infirmiers et aide-soignants défilaient dans les rues de l'hexagone.



"Nous devons investir plus fortement"

"Nous devons investir et assumer d'investir plus fortement que nous avions envisagé de le faire", a-t-il également lancé, promettant des "décisions fortes" et assurant que le plan serait "conséquent".

Les mesures visant à remettre sur pieds l'hôpital public seront présentées mercredi prochain par Edouard Philippe. Le Premier ministre donnera "le montant, l'ampleur, les modalités techniques et le calendrier" du plan de l'exécutif, a indiqué Emmanuel Macron. Mais suffira-t-il à calmer la colère du personnel hospitalier ? 

Augmentation des salaires, hausse des effectifs, réouverture des lits supprimés

Augmentation des salaires, hausse des effectifs, réouverture des lits supprimés... Les revendications n'ont pas changé. Elles étaient visibles jeudi sur des pancartes de manifestants : "Sauvons notre hôpital, donnez-nous les moyens", "Soignant épuisé, patient en danger", "Je fais pas d'argent je soigne les gens"...Les blouses blanches étaient 10.000 à Paris selon les organisateurs (7.500 selon la police), qui ont aussi compté 3.000 personnes à Toulouse (700 selon la préfecture), 400 à Brest comme à Quimper et plusieurs centaines à Nantes.

 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.