La question du jour :

Réforme des retraites : la pénibilité doit-elle être prise en compte ?




Réforme des retraites : la pénibilité doit-elle être prise en compte ?
Le secrétaire général de LR, Aurélien Pradié estime qu'Emmanuel Macron "est en train de reculer de manière prodigieuse" sur la question de la pénibilité dans la réforme des retraites.

, publié le mardi 12 novembre 2019 à 07h00

Les Républicains (LR) travaillent à leur propre réforme des retraites. "L'architecture centrale (de cette proposition) sera la pénibilité", a expliqué dimanche le secrétaire général du parti, Aurélien Pradié.

"Je ne veux plus seulement parler d'âge pivot, de recul de l'âge de départ à la retraite, mais il faut que nous parlions de pénibilité", a plaidé le député du Lot, dimanche 10 novembre sur France 3. "Les métiers ont changé, ils sont pour certains de plus en plus durs dans notre pays. Nous allons donc faire une proposition opérationnelle en recentrant la pénibilité au cœur du système de retraite", a-t-il précisé.

Le secrétaire général de LR estime qu'Emmanuel Macron, "parti sabre au clair" sur cette réforme qui était une de ses promesses de campagne, "est en train de reculer de manière prodigieuse". Dans le viseur d'Aurélien Pradié, les débats qui agitent l'exécutif : faut-il fixer un "âge pivot" ? Comment prendre en compte la pénibilité ? La réforme pourrait-elle ne s'appliquer qu'aux nouveaux entrants sur le marché du travail, etc. 

Des divergences au sein de l'exécutif
 




Ce dernier point a donné lieu à des divergences entre Emmanuel Macron et le Premier ministre Édouard Philippe d'un côté, et le haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye de l'autre. Pour l'élu LR, ce dernier "a tort d'être au gouvernement puisque manifestement ils ne sont pas du tout d'accord". "Maintenant qu'il y est, s'il a des convictions, s'il considère qu'il est en train de jouer la potiche, le prétexte, il faut qu'il parte", a-t-il insisté.   

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