La question du jour :

Grève du 5 décembre : le gouvernement doit-il céder sur la réforme des retraites ?




Grève du 5 décembre : le gouvernement doit-il céder sur la réforme des retraites ?
Philippe Martinez, le 9 octobre 2018, à Paris

, publié le mardi 05 novembre 2019 à 07h00

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a souligné lundi qu'il y avait "besoin de monde" en grève le 5 décembre contre le système "universel" de retraite à points.

Le gouvernement pourrait-il céder face à la pression de la rue ? Lundi 4 novembre, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, s'est réjoui de l'appel de "l'assemblée des assemblées" des "gilets jaunes" à rejoindre la grève interprofessionnelle du 5 décembre. "Nous avons les mêmes préoccupations", a t-il clamé sur BFMTV, évoquant les thématiques de pouvoir d'achat, de réforme des retraites et lutte contre le travail précaire.

"Pourquoi on sacrifierait les nouvelles générations ?"

Le numéro un de la CGT a par ailleurs répété son opposition à un système "universel" de retraite par points, y compris à la "clause du grand-père", qui consisterait à n'appliquer la réforme qu'aux seuls nouveaux entrants sur le marché du travail, une piste à laquelle Emmanuel Macron s'est montré ouvert. "Pourquoi on sacrifierait les nouvelles générations ? Pourquoi les nouvelles générations seraient condamnées à travailler jusqu'à 70 ans ?", s'est-il interrogé.


"Rien ne nous fera reculer" 

De son côté, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a réaffirmé, la semaine dernière sur RTL, la volonté du gouvernement de mener à bien la réforme des retraites, décriée par les syndicats. "Rien ne nous fera reculer de manière générale sur la transformation du pays", a-t-il déclaré, estimant que les Français avaient élu Emmanuel Macron pour cela. "Il vaut mieux, en politique, respecter le mandat que nous ont donné les Français", a ajouté le ministre.

 "L'intérêt des Français, c'est qu'il y ait une réforme qui soit mise en place, qui soit juste, qui soit équitable et qui garantisse la pérennité d'un système par répartition auquel nous sommes tous attachés, a-t-il poursuivi. Rien ne justifie le maintien de ces régimes spéciaux. Discutons de tout cela. Ils ne sont plus défendables", a-t-il poursuivi.

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