La question du jour :

"Gilets jaunes": le mouvement peut-il repartir?




"Gilets jaunes": le mouvement peut-il repartir?
Une manifestation de "gilets jaunes", le 16 février 2019, à Paris

, publié le vendredi 20 septembre 2019 à 07h00

Selon un sondage BVA-Orange, un nombre croissant de Français estiment que le mouvement des "Gilets jaunes" pourrait regagner en intensité dans les prochaines semaines. De son côté, Emmanuel Macron déclare que la crise de l'hiver dernier fut "bonne" pour lui.

L'automne sera-t-il jaune?  En s'appuyant sur la manifestation pour le climat prévue samedi 21 septembre à Paris, les "gilets jaunes" espèrent un nouveau souffle et une mobilisation à la hausse.

Au risque de se dissoudre dans la vague verte au nom de la "convergence des luttes". Depuis près d'un an, les "gilets jaunes" ont occupé des ronds-points et défilé tous les samedis contre la politique gouvernementale lors de manifestations parfois émaillées de violences au cours desquelles des centaines de personnes ont été blessées. Mais depuis le printemps, les cortèges se sont dépeuplés et beaucoup espèrent que la journée de samedi marquera un rebond.
A l'Elysée, Emmanuel Macron reconnaît, que, "d'une certaine façon" la crise des "gilets jaunes" a été "très bonne" pour lui parce qu'elle l'a obligé à changer d'attitude face aux Français.  "Mon défi est d'écouter les gens bien mieux que je ne l'ai fait au début" du quinquennat, déclare le chef de l'Etat au cours d'un long entretien réalisé pour l'hebdomadaire américain Time Magazine. Interrogé sur la crise sociale qui a ébranlé sa présidence, il souligne: "d'une certaine façon, les gilets jaunes ont été très bons pour moi (...) parce que cela m'a rappelé comment je devais être".

"J'ai probablement donné l'impression que je voulais réformer contre le peuple. Et parfois mon impatience a été ressentie comme une impatience vis-à-vis des Français. Ce n'est pas le cas", ajoute Emmanuel Macron, qui a placé "l'Acte II" de son quinquennat sous les mots d'ordre d'"écoute" et de "proximité". "Maintenant, je pense que je dois prendre plus de temps à expliquer où nous sommes et ce que nous voulons faire exactement", précise-t-il. Le chef de l'Etat doit lancer plusieurs chantiers d'ici fin septembre, dont l'épineux dossier de la concertation sur la réforme des retraites.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.