La question du jour :

Faut-il mettre fin à l'élevage intensif?




Faut-il mettre fin à l'élevage intensif?
Des canetons, dans une ferme (illustration)

, publié le vendredi 06 septembre 2019 à 07h00

Plusieurs signataires dénoncent une pratique qui s'inscrit dans un "système spéculatif créant des déséquilibres sociaux et économiques dans de nombreuses régions du monde".

Une tribune publiée jeudi par Le Monde demande l'arrêt de l'élevage intensif et industriel, signée par 177 personnes issues d'ONG animalistes anti-élevage ou écologistes, des intellectuels et chercheurs, des artistes et même un éleveur et un boucher-star, Hugo Desnoyers.Les signataires critiquent cette forme d'élevage pour les conditions de vie imposées aux animaux en cage, et pour des raisons environnementales, sanitaires et sociales.



Ils l'accusent d'être "fortement émetteur de gaz à effet de serre", "producteur d'algues vertes et de pluies acides", "destructeur de la biodiversité", "acteur de la déforestation", de favoriser "l'antibiorésistance" et de s'inscrire dans un "système spéculatif créant des déséquilibres sociaux et économiques dans de nombreuses régions du monde".

"Nous ne voulons plus de ce système, soutenu par l'argent public, ennemi de l'intérêt général. Un système qui impose des conditions de travail éprouvantes, aliénantes et risquées, où les agriculteurs se suicident davantage que dans toute autre catégorie socio-professionnelle", indique le texte. Ils demandent un "moratoire immédiat sur l'élevage intensif et l'interdiction de nouvelles constructions destinées à élever des animaux sans accès au plein air, un plan concret de sortie de l'élevage intensif, avec accompagnement des personnes qui en dépendent aujourd'hui vers des productions alternatives et une végétalisation d'ampleur de l'alimentation en restauration collective publique et privée".

En plus d'une des cofondateurs de l'association anti-viande L214 Brigitte Gothière, on trouve plusieurs professeurs de philosophie, des acteurs et actrices comme Isabelle Adjani, Nathalie Baye, Mélanie Laurent, Pierre Niney ou la danseuse étoile Sylvie Guillem et l'écrivaine Annie Ernaux, le président de Greenpeace France Jean-François Juilliard, le président de l'Oeuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs (OABA) Jean-Pierre Kieffer, le chantre de la théorie de l'effondrement Pablo Servigne et l'astrophysicien Aurélien Barrau. 

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