La question du jour :

Les enseignants sont-ils assez payés ?




Les enseignants sont-ils assez payés ?
Une salle de classe dans une école francilienne (illustration).

Orange avec AFP-Services, publié le lundi 02 septembre 2019 à 07h00

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, entame la rentrée avec des promesses d'augmentation pour les professeurs. Tous ne sont pas satisfaits. 

C'est l'heure de la rentrée lundi 2 septembre, et avec elle les dossiers brûlants de la rentrée pour le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer. 

Ce dernier a annoncé la semaine dernière que le salaire annule des professeurs serait revalorisé de "300 euros en moyenne en 2020", faisant ainsi retomber quelque peu la tension entre le ministre et les syndicats. 

Avec un salaire moyen de 2440 euros nets par mois, dans le public, les enseignant estiment qu'ils sont moins bien payés que d'autres cadres de la fonction publique.




Jean-Michel Blanquer a également mis en avant d'autres "mesures spécifiques", notamment dans les réseaux d'éducation prioritaire (REP). Dans ces zones où il est "plus difficile" d'enseigner, "nous passons à une prime de 2.000 euros", contre 1.000 euros l'année dernière. "On passe à 2.000 euros, qui s'ajoutent aux 2.500 euros de primes déjà existants, donc c'est très significatif", a-t-il fait valoir, en expliquant que cette mesure concerne 50.000 professeurs.

"Indemnités spécifiques"

Pour cette rentrée, le ministre de l'Education, a également annoncé l'ouverture d'un dialogue avec les enseignants. "On espère qu'il va passer des paroles aux actes", a prévenu Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire.

De son côté, le SE-Unsa avait salué des signes d'apaisement après "deux ans de tension". Une revalorisation salariale était d'autant plus attendue que le gel du point d'indice depuis 2010 s'est traduit par une perte de pouvoir d'achat de l'ordre de 15% pour les enseignants, calculent les syndicats.

Le SE-Unsa souhaiterait aussi la création d'"indemnités spécifiques" pour la mise en place des épreuves de contrôle continu dans la réforme du lycée.

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