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Retraites : faut-il reculer l'âge de départ?




Retraites : faut-il reculer l'âge de départ?
Emmanuel Macron, à l'Elysée, le 27 août 2019
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, publié le mercredi 28 août 2019 à 07h00

En plein débat sur la prochaine réforme des retraites, le président de la République a déclaré qu'il préfère un accord sur la "durée de cotisation plutôt que sur l'âge de départ".

Il l'assure, "rien n'est décidé". Emmanuel Macron a toutefois livré une indication significative lundi 26 août, se disant favorable à "un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l'âge" de départ à la retraite. Le chef de l'Etat a au passage promis un nouveau "grand débat" afin de trouver un compromis permettant de résorber le déficit du système actuel.


Après des semaines d'atermoiements au printemps, le gouvernement avait pourtant tranché en faveur d'un "âge d'équilibre" devenu le symbole du futur "système universel" par points promis par Emmanuel Macron. Le haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, avait détaillé le projet mi-juillet: l'âge légal resterait fixé à 62 ans, mais il faudrait travailler jusqu'à 64 ans pour une pension "à taux plein". Cette trouvaille avait été rejetée à l'unanimité par le patronat et les syndicats, CGT et FO en faisant même le principal mot d'ordre de leurs manifestations prévues fin septembre. Désormais, "rien n'est décidé", a insisté le chef de l'exécutif, souhaitant toutefois que la réforme "soit juste en termes de cotisation".

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a quant à lui estimé que faire l'économie d'un relèvement de l'âge du départ à la retraite revenait à "mentir par omission aux Français". Interrogé sur sa réaction face à la proposition d'Emmanuel Macron d'une refonte du système de retraites sur la base d'une durée de cotisation plutôt que d'un relèvement de l'âge de départ, M. Roux de Bézieux a déclaré qu'"il faut faire les deux". "On a une impasse financière en 2025 et il faudra augmenter le nombre d'annuités et passer à 43 ans, mais on ne fera pas l'économie de l'âge et c'est mentir par omission aux Français que de dire le contraire", a-t-il affirmé.

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