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Sécurité au G7 : le dispositif est-il suffisant?




Sécurité au G7 : le dispositif est-il suffisant?
G7

Orange avec AFP-Services, publié le mercredi 21 août 2019 à 07h00

Biarritz s'apprête à recevoir le sommet du G7 du 24 au 26 août, les dispositifs de sécurité ont été relevés au maximum. Sont-ils suffisants selon vous? 

13.200 policiers et gendarmes mobilisés, ainsi que des forces militaires, une zone interdite à la circulation en voiture, et une zone de "protection" où les déplacements seront restreints. Pour la sécurité du G7, le sommet des chefs d'Etat de septs puissances, à Biarritz du 24 au 26 août, la ville risque de vivre une atmosphère originale. 

"Nous ne tolérerons aucun débordement. S'ils surviennent, nous y répondrons", a déclaré devant la presse le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Les organisateurs du sommet redoutent que des éléments radicaux manifestent violemment contre le G7. 

"Nous n'avons pas d'inquiétude particulière (...) mais nous avons la culture de ce genre d'événement (...) certains peuvent venir avec des interventions belliqueuses", a fait valoir le ministre.

Le G7, a indiqué le ministre, est l'objet potentiel de "trois menaces majeures", à commencer par celle "d'individus violents que je ne confonds pas avec les manifestants pacifiques". 


"Il y aura une réponse extrêmement ferme" si les "Black blocs" choisissaient de "se manifester" violemment, a mis en garde de son côté Laurent Nunez, secrétaire d'Etat auprès du ministère de l'Intérieur, qui répondait aux questions de la presse. "S'il fallait interpeller en masse, nous sommes prêts", a-t-il assuré. Interrogé sur les rassemblements prévus dimanche tout autour du site du G7, dans les zones interdites de manifestations, M. Nunez a expliqué que tant qu'il n'y aurait pas de violence, il n'y aurait "pas d'intervention" des forces de l'ordre.

Un contre-sommet sous surveillance

S'agissant de la tenue du contre-sommet à Irun et Hendaye où sont attendues plusieurs milliers de personnes, Christophe Castaner a indiqué qu'"il devait pouvoir se tenir librement (...) Il n'est pas question d'empêcher la libre expression non-violente des opinions". La deuxième menace potentielle, a poursuivi le ministre, est "la menace terroriste" pour laquelle "un sommet international peut constituer une cible", même s'il a relevé qu'il n'y avait à l'heure actuelle "pas d'alerte particulière". 

Au total, 400 sapeurs-pompiers et de 13 équipes mobiles d'urgence et de réanimation seront également déployés, a-t-il annoncé.

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