La question du jour :

Permanences LREM vandalisées : comprenez-vous ces dégradations ?




Permanences LREM vandalisées : comprenez-vous ces dégradations ?
La permanence vandalisée du député LREM Romain Grau, le 27 juillet 2019.

, publié le vendredi 02 août 2019 à 07h00

Les parlementaires LREM sont la cible de mécontentements depuis plusieurs jours. Une quinzaine de permanences de députés ou de locaux du parti ont été murés, tagués ou vandalisés, suscitant une condamnation de l'ensemble de la classe politique.

"La police tue", "Non au Ceta": la permanence du délégué général de LREM Stanislas Guérini a été taguée dans la nuit de mercredi à jeudi, a indiqué à l'AFP l'entourage du député de Paris, confirmant une information de BFMTV Paris. M. Guérini, également député de la troisième circonscription de Paris, a déploré, dans un tweet, ces tags sur sa permanence dans le 17ème arrondissement de la capitale qui "s'ajoutent à une série trop longue de lieux de démocratie endommagés".

Ces nouvelles dégradations interviennent en pleine polémique visant le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à propos de la mort de Steve Maia Caniço. Le corps de ce jeune homme a été retrouvé lundi dans la Loire plus d'un mois après sa disparition lors de la Fête de la musique à Nantes, marquée par une intervention policière controversée.

Cibles d'insultes ou de violences au plus fort de la crise des "gilets jaunes" cet hiver, les parlementaires sont de nouveau visés, en particulier les députés LREM ayant voté le 23 juillet en faveur de la ratification du Ceta. Une quinzaine de permanences de députés ou de locaux du parti ont été murés, tagués ou vandalisés ces derniers jours, suscitant une condamnation de l'ensemble de la classe politique.



Le patron de LREM avait adressé samedi son soutien à Romain Grau, député LREM des Pyrénées orientales, dont la permanence a Perpignan avait été saccagée en marge d'une manifestation des "gilets jaunes" ainsi qu'à ses collègues Jean-Baptiste Moreau à Guéret (Creuse) et encore Barbara Bessot-Ballot à Vesoul (Haute-Saône). Il avait alors dénoncé dans un tweet des "actes de vandalisme intolérables". 

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