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Retraite : êtes-vous prêt à travailler jusqu'à 64 ans ?




Retraite : êtes-vous prêt à travailler jusqu'à 64 ans ?
Jean-Paul Delevoye, le 19 juin 2019, à Paris

Orange avec AFP-Services, publié le vendredi 19 juillet 2019 à 07h00

Devant être mis en place en 2025, le nouveau système de retraite doit remplacer les 42 régimes de retraite actuels. Parmi les principales mesures préconisées par le haut-commissaire à la réforme des retraites, l'apparition d'un "âge d'équilibre" fixé à 64 ans. 

Inciter "au prolongement de l'activité" avec un "âge d'équilibre" de départ assorti d'un dispositif de décote/surcote : le haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye a dévoilé jeudi 18 juillet ses préconisations pour le futur "système universel" promis par Emmanuel Macron.

Ce système par points doit être mis en place en 2025. Il remplacera les 42 régimes de retraite actuels, actant la disparition des régimes spéciaux, selon les préconisations que le haut-commissaire a remises au Premier ministre Edouard Philippe.



1963, la première génération concernée 

Les assurés pourront "toujours" partir à la retraite à l'âge légal de 62 ans, mais avec le dispositif de décote/surcote, il s'agit d'inciter "au prolongement de l'activité" pour garantir l'"équilibre du système". Le haut-commissaire préconise que l'"âge d'équilibre", ou "âge du taux plein" permettant une retraite complète, devienne "le même pour tous", alors qu'"aujourd'hui il est compris entre 62 et 67 ans en fonction de la durée travaillée".

L"âge d'équilibre", qui sera fixé à 64 ans pour la génération née en 1963, la première concernée par cette réforme, devra évoluer "comme l'espérance de vie". "Il faut inviter chacun à partir à 64 ans", a martelé Jean-Paul Delevoye dans le journal du soir de France 2.

Ceux qui partiront avant cet âge pivot verront le rendement de leur retraite diminuer de 5 % par année d'écart, quand ceux qui prolongeront leur activité bénéficieront d'une majoration de 5 % par an. Il n'y aura pas de mesures budgétaires à court terme mais un engagement à "réfléchir aux moyens de parvenir à l'équilibre en 2025", a assuré le haut-commissaire devant la presse.

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