La question du jour :

La démission de François de Rugy était-elle inévitable ?




La démission de François de Rugy était-elle inévitable ?
François de Rugy, le 11 juillet 2019, à Paris

, publié le mercredi 17 juillet 2019 à 07h00

Un consensus global règne dans la sphère politique après la décision de l'ancien ministre de l'Ecologie, acculé depuis les révélations de Mediapart.

La démission, mardi 16 juillet, de François de Rugy de son poste de ministre de la Transition écologique était la réponse à apporter à une situation devenue "intenable", estiment la plupart des responsables politiques. Pour la majorité, la décision du ministre est celle d'un homme "à bout", qui a été "(jugé) sur une image" et qui n'a pas bénéficié "du temps de présomption", comme l'a affirmé la députée La République en marche (LREM) Olivia Grégoire. Les élus LREM ont rappelé que les enquêtes concernant les dépenses de François de Rugy lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale étaient toujours en cours. 


Le désormais ex-ministre de la Transition écologique a quitté son poste mardi en début d'après-midi, après une série de révélations qui ont mis à mal sa position privilégiée au sein du gouvernement. Sa décision est intervenue une demi-heure avant son passage prévu devant les députés, à l'occasion de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Il a dénoncé un "lynchage médiatique" et déclaré avoir déposé une plainte en diffamation contre Mediapart, qui avait révélé ces affaires. Un "choix digne et responsable" pour Aurore Bergé, porte-parole des députés LREM, qui permet de "protéger notre majorité", a salué de son côté Gilles Le Gendre, le président du groupe. "Personne ne peut être dans le déni", a cependant reconnu Aurore Bergé. 

Certains élus, comme le député PS Luc Carvounas, soupçonnent d'autres affaires : "S'il y a démission aujourd'hui avant même que ces attendus (des enquêtes, ndlr) soient révélés, c'est qu'il y a visiblement des choses très graves qui ont été soulevées". De nombreux responsables de la majorité comme de l'opposition ont estimé que la situation devenait pour François de Rugy "intenable" et que sa démission était "une question d'heures ou de jours". 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.