La question du jour :

Téléphone au volant : faut-il durcir les sanctions ?




Téléphone au volant : faut-il durcir les sanctions ?
Une personne téléphonant au volant (illustration).

publié le mardi 09 juillet 2019 à 07h00

Dans son projet de loi Mobilités, le gouvernement a inséré un élément de lutte contre l'usage du téléphone au volant. En cas d'infraction commise en téléphonant, le permis de conduire des contrevenants pourrait être suspendu.

Et si le téléphone au volant coûtait le permis ? La récente étude faite par l'observatoire de la Sanef, pointant du doigt le comportement des Français au volant, a mis en lumière l'augmentation de l'utilisation du smartphone en conduisant. Comparé à 2015, les automobilistes ont deux fois plus nombreux à reconnaître l'utiliser au volant.


Le gouvernement s'apprête à contre-attaquer, via sa loi Mobilités, votée en première lecture à l'Assemblée nationale.

C'est une disposition insérée dans le texte qui le prévoit, comme l'a relevé Europe 1. En cas d'infraction, quelle qu'en soit la nature, le retrait de permis sera automatique si le conducteur utilisait son téléphone. 

Une aggravation conséquente de la sanction, que justifie Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière. "Puisque ça ne marche pas avec la contravention, on va augmenter d'une gamme", explique-t-il à Europe 1, lundi 8 juillet. "Si vous êtes en même temps avec le téléphone et que vous avez glissé un stop, mordu une ligne blanche, fait un excès de vitesse ou que vous n'avez pas respecté les droits d'un piéton, vous risquez la suspension immédiate du permis de conduire par les forces de l'ordre".

L'usage seul du téléphone restera sanctionné d'une amende de 135 euros et de 3 points de moins sur le permis de conduire. La mesure pourrait être mise en place avant 2020.

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