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Féminicide : la France en fait-elle assez ?




Féminicide : la France en fait-elle assez ?
Une pancarte brandie lors d'une manifestation contre les violences faites aux femmes à Paris, le 25 novembre 2017.

, publié le mardi 02 juillet 2019 à 07h00

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a annoncé lundi vouloir "généraliser" le bracelet électronique dans la lutte contre les violences conjugales, un dispositif qui a fait ses preuves en Espagne mais encore jamais testé en France, malgré son inscription dans la loi. 

La garde des Sceaux s'est dite, sur LCI, "totalement en faveur" de ce dispositif qu'elle souhaite mettre en œuvre "le plus tôt possible". "Ce n'est pas une expérimentation que je veux, je vais tout de suite passer à la généralisation" dans la France entière, a-t-elle ajouté. 

Ce "dispositif électronique de protection anti-rapprochement" (DEPAR), permet de maintenir à distance les ex-conjoints violents. Utilisé dans plusieurs pays européens dont l'Espagne, où les chiffres des meurtres de femmes ont baissé de manière significative depuis 10 ans, il est prévu par la loi en France depuis février 2017. Mais il n'a encore jamais été testé, malgré les demandes répétées de la juridiction de Pontoise (Val-d'Oise) pour une expérimentation.


En 2017, 130 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon. Et 70 autres ont été assassinées depuis le début de l'année, selon un décompte rendu public fin juin par le Collectif des proches et familles de victimes de féminicides.

Chaque année, en France, près de 220.000 femmes subissent des violences de la part de leur conjoint ou ex-conjoint.

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