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"Gilets jaunes" : le mouvement peut-il redémarrer ?




"Gilets jaunes" : le mouvement peut-il redémarrer ?
Des manifestants à Belfort, lors de la manifestation contre General Electric le 22 juin 2019.

, publié le dimanche 23 juin 2019 à 07h00

Ils étaient 11.800 selon le ministère de l'Intérieur, contre 7.000 la semaine dernière : des "gilets jaunes" se sont rassemblés samedi 22 juin , de Saint-Malo à Bordeaux en passant par Marseille, où un appel national avait été lancé.

Pour la 32e semaine consécutive, les "gilets jaunes" se sont à nouveau mobilisés un peu partout en France. A Paris, la manifestation a réuni 1.100 personnes contre 950 la semaine dernière, selon le ministère.

Elles se sont dispersés dans le calme vers 16H30, dans le IXème arrondissement. 

A Marseille, quelque 500 à 600 "gilets jaunes" ont défilé depuis le Vieux-Port, encadrés par des forces de l'ordre plus visibles et nombreuses que les samedis précédents. Le cortège a défilé sans heurt majeur, et à 17H00, la police faisait état de 12 interpellations, dont quatre pour des jets de projectiles, et huit de personnes ayant le visage masqué et casquées. "C'était soi-disant un gros rassemblement national, mais il n'y a pas beaucoup de monde", a regretté Claire Johnson, venue de Simiane-la-Rotonde dans les Alpes-de-Haute-Provence, et habituée aux rassemblements marseillais."On avait un peu levé le pied, et là on est revenus. On n'a rien contre les riches, mais le partage doit se faire", a ajouté cette retraitée de 63 ans, aux côtés de son mari Paul.

Soutien aux salariés de GE à Belfort

Parmi les autres rassemblements, pour cet "acte 32", des "gilets jaunes" ont rejoint la manifestation de soutien aux salariés de General Electric à Belfort. 300 d'entre eux ont ensuite tenté de brûler une palette devant le site industriel.Ils étaient quelques centaines à Toulouse, une mobilisation faible pour cette ville, plus de 200 à Lille selon une source policière, plusieurs dizaines à Avranches (Manche), et 750 selon la préfecture à Bordeaux, où la mobilisation a connu un petit sursaut.Des incidents ont éclaté à Charleville-Mézières (Ardennes), où la manifestation, non déclarée, a donné lieu à "des violences" envers les forces de l'ordre, selon la préfecture : "jets de pierres, de projectiles divers, de gros pétards", "plusieurs dégradations ont été commises" et 13 personnes ont été interpellées.

Dans l'Oise, le sous-préfet de Clermont Michaël Chevrier, venu sur le péage de Chamant, près de Senlis, ou avait lieu une "opération péage gratuit" organisée par des "gilets jaunes", a été victime de "tentatives d'intimidations", sans agression physique, a indiqué la préfecture confirmant une information du Parisien. Dans plusieurs départements comme l'Hérault (200 manifestants au total dans ce département), des rassemblements ont aussi eu lieu sur des ronds-points ou des barrières de péage, des "gilets jaunes" tentant des opérations péage gratuit.



40 à 50 "gilets jaunes" ont bloqué le port de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) dans la matinée et le trafic des ferries a été perturbé. La gendarmerie a arrêté six personnes, notamment pour "entrave à la circulation", à Frouard (Meurthe-et-Moselle). Le matin, un automobiliste d'une quarantaine d'années avait été placé en garde à vue après avoir forcé un barrage sur un rond-point de Saint-Avold (Moselle), et blessé légèrement un "gilet jaune", selon la police.

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