La question du jour :

Comprenez-vous la grève des urgentistes?




Comprenez-vous la grève des urgentistes?
Agnès Buzyn, le 14 juin 2019

, publié le samedi 15 juin 2019 à 07h00

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a dévoilé une première réponse du gouvernement face à la colère des personnels hospitaliers.

Après trois mois de grève dans les services d'urgence, Agnès Buzyn a promis 70 millions d'euros de mesures immédiates. Une large part de ce montant (55 millions) sera consacrée à la généralisation et la revalorisation d'une prime de risque de "100 euros net mensuels", versée dès juillet "à tous les professionnels des services d'urgence (hors médecins)", d'après le ministère de la Santé.


Cette prime concernera environ "30.000 personnes", a souligné la ministre. L'ensemble de mesures visent à "prendre en compte" la "situation particulière" des personnels des urgences, parfois confrontés à "des patients violents" et à des "incivilités".

Une prime de coopération de 100 euros brut mensuels sera en outre mise en place pour les soignants à qui seront déléguées des tâches médicales. A ces bonus s'ajoute une enveloppe de 15 millions d'euros censée permettre "aux services d'urgence en tension" de "renforcer leurs effectifs paramédicaux durant la période estivale et de maintenir ainsi un maximum de lits ouverts", selon un communiqué du ministère, qui prévoit une réunion sur le sujet le 18 juin. Enfin le plafonnement des heures supplémentaires sera rehaussé, à 20 heures par mois.



Ces annonces n'ont pas calmé la grogne des professionnels du secteur, qui estiment que ces mesures sont largement insuffisantes. "15 millions sur 600 services d'urgences c'est une goutte d'eau dans un océan", a affirmé Patrick Bourdillon (CGT Santé), déplorant que la ministre se soit "refusée à un moratoire" sur les fermetures de lits, "première des revendications".

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