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1er mai : craignez-vous des débordements graves?




1er mai : craignez-vous des débordements graves?
Un kiosque brûlé sur les Champs-Elysées, le 16 mars 2019
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, publié le mardi 30 avril 2019 à 07h00

En parallèle des manifestations intersyndicales traditionnelles de la fête du Travail, les autorités s'attendent à la mobilisation d'éléments "ultraviolents".

La CGT, FO, la FSU, Solidaires, l'Unef et l'UNL ont appelé, pour le 1er Mai, à un défilé afin d'"amplifier les batailles pour que les urgences sociales et climatiques soient enfin prises en compte par le gouvernement et le patronat". Les syndicats craignent cependant que leurs revendications ne passent inaperçues alors que "gilets jaunes" et "black blocs" appellent à transformer Paris en "capitale de l'émeute".
Des appels à un 1er Mai "noir et jaune" ont été lancés sur les réseaux sociaux. "On sait bien que les ultraviolents, ultragauche mais aussi des 'ultrajaunes' viendront pour casser sur Paris et pas seulement sur Paris", a prévenu le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.


"Depuis 2016, on est confronté à ce qu'on appelle des casseurs qui perturbent les manifestations syndicales à tel point que parfois certains de nos camarades hésitaient à venir manifester", a admis de son côté le secrétaire général de FO, Yves Veyrier. "On a bien l'intention de préserver notre droit et notre liberté de manifester y compris dans ce contexte", a-t-il souligné. "On va faire en sorte que nos militants, nos adhérents, ceux qui vont venir manifester avec nous, puissent venir manifester en toute sécurité", ajoute t-il.

Du côté de l'opposition Les Républicains, Eric Ciotti a regretté que les groupuscules d'extrême gauche, notamment les "black blocs", ne soient "pas interdits de manifester". Le défilé du 1er Mai 2018 avait vu environ 14.500 personnes, selon les autorités, manifester dans Paris. Au milieu, 1.200 "black blocs", selon la police.

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