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Ponctualité, annulations : la SNCF est-elle à la hauteur ?




Ponctualité, annulations : la SNCF est-elle à la hauteur ?
Des voyageurs en attente à la gare Montparnasse, en août 2018

Orange avec AFP-Services, publié le samedi 20 avril 2019 à 07h00

Selon l'Autorité de la qualité de service dans les transports (Aqst), l'année 2018 a été la "pire" depuis la création de l'institut en termes d'annulation de trains par la SNCF.

L'année 2018, marquée par une très longue grève des cheminots au printemps et une panne électrique à Paris-Montparnasse, a été particulièrement mauvaise pour la régularité des trains. Tel est le constat de l'Aqst, qui avance notamment comme explication à cette "année noire" la très longue grève des cheminots au printemps et la panne électrique de Paris-Montparnasse, fin juillet."L'année 2018 a constitué la pire année depuis 2012 (date de création de l'Aqst, NDLR) en termes d'annulation pour l'ensemble des transports ferroviaires longue distance. On peut retenir la forte augmentation du taux d'annulation des circulations TGV à 7,8% contre 1,0% en 2017 et 0,3% en 2016", écrit l'Autorité dans son bilan annuel rendu public vendredi 19 avril.


Les trains ont aussi été fort peu ponctuels l'an dernier: 17,8% des TGV ont par exemple été en retard en 2018, contre 15,4% et 11,5% les deux années précédentes. Seuls les trains de banlieue parisiens (Transilien) échappent à la tendance, avec un bilan honorable.C'est la liaison Paris-Arras qui a été la plus victime d'annulations l'an dernier, tandis que les passagers de la desserte Paris-Le Mans ont subi le plus de retards. A l'inverse, Paris-Nancy et Paris-Lyon sont les relations les plus ponctuelles. Quant aux TER, Bretagne, Grand-Est et Normandie sont d'assez bons élèves pour la ponctualité tandis qu'Auvergne-Rhône-Alpes, PACA et l'Occitanie ferment la marche loin derrière.

La météo n'a pas aidé"2018 a été marquée par des mouvements sociaux nationaux significatifs", et en particulier la grève nationale du deuxième trimestre qui a "grandement +impacté+ le trafic ferroviaire", souligne l'Autorité, rappelant aussi la grande panne électrique ayant touché Paris-Montparnasse du 27 juillet au 6 août.L'Aqsr relève par ailleurs une crue de la Seine et cinq tempêtes en janvier, des épisodes neigeux en février et mars, une canicule au plus fort de l'été et des "épisodes méditerranéens intenses" à l'automne (et notamment les graves inondations dans l'Aude en octobre). La piètre performance de 2018 "s'explique assez logiquement par la plus longue grève qu'a connue la SNCF", a confirmé un porte-parole de l'institut.

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