La question du jour :

Électricité : le gouvernement doit-il empêcher la hausse des tarifs ?




Électricité : le gouvernement doit-il empêcher la hausse des tarifs ?
Une facture d'électricité le 31 juillet 2013 à Godewaersvelde (Nord).

Orange avec AFP-Services, publié le samedi 13 avril 2019 à 07h00

C'est ce que demandent les associations de consommateurs UFC-Que choisir et CLCV dans une lettre adressée à Emmanuel Macron. Elles jugent "techniquement infondé et juridiquement contestable" l'avis de la Commission de régulation de l'énergie. 

L'association de défense des consommateurs CLCV et l'UFC-Que choisir ont adressé vendredi 12 avril une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour lui demander d'empêcher la hausse de 5,9 % du tarif réglementé de l'électricité prévue cet été.

Les tarifs réglementés de l'électricité, gelés par le gouvernement cet hiver en pleine crise des "gilets jaunes", doivent être augmentés de 5,9 % selon une proposition de la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Les deux associations contestent fermement cette proposition.  



"Monsieur le président de la République (...), nos deux associations vous demandent de ne pas laisser le gouvernement suivre cet avis que nous considérons techniquement infondé et juridiquement contestable", peut-on lire dans leur lettre. "Approuver le raisonnement de la CRE reviendrait à tourner le dos aux attentes des Français en termes de pouvoir d'achat et à la logique de dialogue que vous avez mise en place durant le grand débat national", ont défendu les deux associations, ajoutant que cette hausse n'était pas "inéluctable".

Une hausse qui ne correspond pas aux coûts réels 

Rappelant que l'Autorité de la concurrence conteste également la hausse prévue du tarif réglementé de l'électricité, la CLCV et l'UFC-Que choisir défendent que la hausse envisagée ne correspond pas à la couverture des coûts de fourniture de l'électricité d'EDF. D'après elles, cette hausse lui permettrait en réalité d'augmenter "indûment" ses prix avec notamment une croissance de 87 % de sa marge.


En cas de validation de la hausse des tarifs réglementés de l'électricité, les deux associations ont déjà annoncé qu'elle saisirait le conseil d'Etat. Elles demandent plus largement à l'exécutif des mesures fiscales pour faire baisser la facture électrique des ménages et augmenter le pouvoir d'achat. Fin janvier, le ministère de la Transition écologique avait indiqué qu'il utiliserait le délai légal de trois mois dont il dispose, soit jusqu'au 1er juin, pour se prononcer sur la proposition du gendarme du secteur.
 

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