La question du jour :

Faut-il annuler les JO de Paris 2024 ?




Faut-il annuler les JO de Paris 2024 ?
Faut-il annuler les JO de Paris 2024 ? (illustration)

Orange avec AFP-Services, publié le mercredi 27 mars 2019 à 07h00

La conseillère La France insoumise de Paris Danielle Simonnet, candidate aux élections municipales, veut annuler les Jeux olympiques de 2024. Elle estime qu'il s'agit d'une nécessité écologique. 

À un peu plus d'un an des élections municipales, Danielle Simonnet, candidate La France insoumise à la mairie de Paris, a lancé lundi soir 25 mars son mouvement "Paris en commun".

Face à quelque 150 militants réunis dans le 11e arrondissement de la capitale, selon BFM Paris, la conseillère de Paris a présenté une ébauche de son programme. Parmi ses propositions phares : l'annulation des Jeux olympiques de Paris en 2024. 

"Pour la justice climatique et sociale : non aux J.O", plaide l'élue parisienne. "On est en train avec cet objectif de Paris 2024 de prioriser des équipements qui ne répondent pas aux besoins urgents de la population. On est en train de vouloir imposer un super métro à 23 euros pour relier (l'aéroport Roissy) Charles-de-Gaulle et le centre de Paris alors que le RER B, il faut absolument le dédoubler. Les transports au quotidien dans la région Île-de-France, c'est une catastrophe", explique-t-elle auprès de BFM TV. 




L'élue estime que cette annulation est une nécessité écologique. Une annulation qui reste possible, selon son équipe, qui prend pour exemple les JO d'hiver de Denver en 1976. "La municipalité avait obtenu du CIO l'attribution des jeux et les habitants n'en voulaient pas. Les habitants ont obtenu une consultation et un vote négatif à l'issue de laquelle les jeux ont été attribués à une autre ville puisque la municipalité de Denver a bien été obligée de suivre", explique Laurent Saint-André, référent écologie de Paris en commun. 

En 2015, Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui leader de La France insoumise, se disait hostile à la candidature de Paris aux jeux Olympiques de 2024. "Ça représente des dépenses considérables, un haut niveau d'endettement", estimait-il. L'eurodéputé jugeait que ce n'était pas "une très bonne idée d'engorger la région parisienne, d'y recommencer des travaux somptuaires". 
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.