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Brexit : faut-il un deuxième référendum ?




Brexit : faut-il un deuxième référendum ?
La Première ministre britannique Theresa May, à Bruxelles le 21 mars 2019
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Orange avec AFP-Services, publié le lundi 25 mars 2019 à 07h00

La Première ministre britannique Theresa May aborde une semaine cruciale pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne et pour son avenir à la tête du gouvernement.

Un million de manifestants dans la rue et plus de cinq millions de signatures sur une pétition en ligne. La mobilisation contre le Brexit s'intensifie à l'orée d'une semaine cruciale pour le Royaume-Uni et sa Première ministre Theresa May.

Fragilisée au sein de son propre gouvernement, après avoir obtenu de l'Union européenne un report de la date du Brexit, la dirigeante conservatrice tente de rallier non sans mal les députés britanniques derrière son Traité de retrait de l'UE.

Ce texte, négocié de longue haleine avec Bruxelles, est censé organiser un divorce en douceur. Mais l'accord est très loin d'avoir convaincu les parlementaires, qui l'ont déjà retoqué à deux reprises. Une troisième défaite n'est pas à exclure pour Theresa May.

Ce serait alors le coup de grâce. En pleine crise d'autorité, Theresa May est sous le menace de manœuvres visant à la déloger, rapportait dimanche 24 mars le Sunday Times. Le vice-Premier ministre europhile David Lidington est pressenti pour occuper un rôle intérimaire. Le nom de Michael Gove, ministre de l'Environnement aux positions pro-Brexit, est aussi cité. Les deux intéressés se sont toutefois empressés de démentir.



En attendant le prochain vote, les dirigeants de l'Union européenne ont fixé trois scénarios. Le premier : en cas d'accord des députés britanniques, le Royaume-Uni effectue une sortie ordonnée de l'UE le 22 mai. Le deuxième : le texte est rejeté et Londres a jusqu'au 12 avril pour décider d'organiser des élections européennes, ce qui lui permettrait de demander un nouveau report. Le troisième : une sortie sans accord et donc sans période de transition, ce que redoutent les milieux économiques. Quant à l'hypothèse d'un renoncement au Brexit, elle est à l'heure actuelle la moins probable car Theresa May s'y oppose catégoriquement.

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